"Petre e parole lampate so listesse ! Pierres et paroles lancées sont pareilles...!" Proverbe des bergers d'Occhiatana, balagne corse.

jeudi 15 novembre 2012

Vaste débat !!

Vaste débat… !!

Toujours à brûle-pourpoint …

En chaque homme réside le pire comme le meilleur, voilà d'une simplicité redoutable...
Pourtant, il me semble que cultiver le meilleur d’autrui appelle à bien plus de difficultés qu'exacerber le pire...? Pour autant, les gestionnaires publics, possédés par les privés, comprennent avec grand intérêt qu'en cultivant le pire au sein des classes aisément manipulables produit du « meilleur » en gains machiavéliques, la rentabilité du pire n'est donc plus à démontrer mais à dénoncer sans cesse ni relâche...!!
Nourrir le pire pour « l'illusion du meilleur à venir » au plus grand nombre et la réalité de l'excellence financière pour le plus petit nombre, rentable au centuple... 
Le pouvoir doit être sauvegardé à n'importe quel prix quitte à un monarchiste de se transformer en communiste convaincu et vice versa, ils sont capables de tout ... Une litanie d'exemples jalonnent, ça et là l'universalité humaine, on n'y échappe pas...
Qu'il faut parfois ou selon l’intérêt, brûler ce que l'on a adoré et adorer ce que l'on a brûlé... Vanité, vanité, tout n'est que vanité... vision pourtant "ecclésiastique" passée au rang d’un humour extrêmement raffiné mais socialement mortifère...  Bref…

On nous bassine depuis des lustres que l'on paye trop de "charges sociales" (entendez "cotisations patronales" que les travailleurs se paient sur leur brut gagné de départ...) dans ce pays... Les cotisations "sociales" expriment la solidarité d'entre tous et sont encadrées par les conventions collectives mises sur pied par l'immensissime et digne ministre du travail (plutôt "des travailleurs") "Ambroise Croisat" 1. Son nom ne figure dans le Larousse que depuis environ dix ans et pour cause...
De Gaulle de le nommer (ou Lecoin) avait vu juste
Pourquoi ces cotisations (et non "charges" nommées par manipulation de langage...) ? Pour assurer une sécurité sociale, la retraite, une assurance chômage, allocations familiales et bien d'autres assurances ou plutôt « protections », ce même premier mot pris au sens étymologique du terme 2. Chaque travailleur ou, du moins, producteur de richesse n'est-ce pas (?!!), perçoit un salaire brut d'où il retire pour vivre le "net à payer" 3.
Lorsqu'on "vend" sa force de travail par qualification ou compétences mais évidemment par nécessité, on le fait en échange d'un salaire que l'on perçoit d'abord brut sur la richesse produite, avec des comptes non trafiqués.
Si, par malheur, ces cotisations disparaissaient, ce dont rêvent une minorité chrématistique, les salaires seraient au plus bas car, il nous reviendrait à régler nous-mêmes nos dépenses de santé, une retraite par capitalisation 4, une assurance privée pour le chômage (retourner dans sa famille si on en a une…) sur ce qui nous reste de net... c'est là, un génocide social, une arme de destruction massive des financiers tous azimuts... !!
Nous n’avons qu’à regarder ce qui se passe ailleurs quand les possédants s’exportent par délocalisations dans d’autres pays où les cotisations sont quasi inexistantes pour comprendre le désarroi des classes ouvrières sur place… ?!! Le fantasme d’un Dassault… 5
Les seuls investissements, c’est leurs profits, faut pas rêver… !!! Les rêves, c’est l’apanage des cocus, surtout dans ce domaine morbide… !! Nous devons être solidaires, les uns, les autres….Entendez-vous, entendons-nous...?!!
Ne percevant plus que le "net à payer" et peut-être encore moins ( ?!), cela réduirait d'autant notre pouvoir d'achat et augmenterait notre peur des lendemains avec grande efficacité, ceci de façon dramatique... !!! La classe possédante en rêve depuis avant 1936 ! Depuis toujours...
Le comble du pseudo-hasard ferait que les mêmes qui économiseraient ces cotisations seraient ceux-là même qui, après avoir créé les sociétés et agences d'assurances tous azimuts à la place des conventions collectives, encaisseraient les adhésions de ces mêmes travailleurs au point que, c’est le comble, ce qu'ils devaient de la main gauche avant par la loi aux travailleurs toutes catégories le récupéreraient de la main droite mais pas celle du cœur, bien évidemment...!!
Leurs principales préoccupations seraient, alors, de trier ceux que l’on jugeraient remboursables ou pas, comme aux États-Unis, référence diabolique… !! 4
Amis lecteurs à qui j’espère ne pas faire perdre votre temps, de quelques bords politiques qui vous animent, ne cédez pas aux discours récurrents qu’on nous assène depuis toujours mais intensément depuis 30 années, du style : « Nous payons trop de charges (cotisations) ; le coût du travail tue la compétitivité, les investissements et bien d’autres sales mensonges à venir, flexibilité (tirée vers le bas… !), « moderniser » le code du travail, travailler plus pour gagner plus (processus historiquement inverse …. )
J’affirme même que (LA) les cotisations pourraient sauver l’emploi… !!! ( Bernard Friot)
Les seuls "investissements" qui voient le jour, ce sont les rétributions aux actionnaires, délocalisations, restructurations qui n’investissent que dans la vente des entreprises afin d’en retirer un maximum de fric, ceci après avoir maquillé, trafiqué les chiffres et les valeurs du produit à vendre… IL N’EST QUE DE RENTABILITÉ QUI VAILLE Á SENS U-INIQUE !!! Si la crise économique actuelle, dite des « subprimes » ou « tulipomanie 6» ne nous ont pas ouvert les yeux, alors, d’immenses et cruelles larmes nous les ouvriront mais trop tard… !!! Ceux qui affirment que l’économie est une science sont de mortels escrocs … !!!
Est-il nécessaire d’être marxiste, communiste, révolutionnaire ou autres idéologies afin de reconnaître une injustice, une escroquerie, un mensonge, une ruse ou une manipulation… ?? Un peu trop facile et réducteur à l’imbécillité la plus avilissante, dirons-nous ?!! … Par contre, une conscience, un peu d’altruisme, et un peu ou beaucoup de naïveté si ça fait plaisir  à certains de le penser… ?!!
Certes, un ouvrier (ou plus) ne gagnera jamais assez mais ce n’est pas le cas car 1500 euros et même bien moins ruineraient qui sinon ceux qui galèrent avec ces salaires de misère…compte tenu du coût de la vie sans oublier le chômage menaçant ?!! Qui demande de l’argent si ce n’est ceux et celles qui n’en ont pas suffisamment… ? Qui vole pour bouffer ? Double punition… !!!
Les petits patrons en France gagnent en moyenne 4000 euros et eux, payent plus chèrement les taxes que les gros du CAC 40. 4000, c’est pas mal du tout ( puisqu’ils "travaillent plus pour gagner plus" sans me moquer d’eux… !!) et (est) un salaire normal, ça peut se discuter… ?!!. Ce ne sont pas eux qui gagnent trop mais les autres qui ne gagnent pas assez… !
Avant 1936, le vent des réformes se heurtait aux « 200 familles 7», au « mur de l’argent »… ça recommence… Ou cela n'a jamais cessé...!! Lorsque leurs intérêts sont menacés et ça n’a jamais été vraiment le cas, ils sont beaucoup plus communistes que vous et moi qui ne le suis pas … !!!
Il faut, de façon paradigmatique, revoir la notion de « propriété lucrative » rapidement, tout de suite, là maintenant…!!!
Quant à la propriété d’usage, c’est moindre mal… L’on voit donc, de façon refroidissante, que l’enrichissement "financier" n’est pas la certitude du bonheur, quant à l'appauvrissement….. Il y a autour de deux millions de millionnaires en France. Si deux millions d'entre-eux donnait 10 000 euro, ça ferait vingt milliards... !! Vaste débat !!


         1/ http://vimeo.com/30793976

      2/ De l'ancien français asseürer, du bas latin assecurare (« rendre sûr), de « securus »          (sûr »).
     3/ Les salaires, variables d’ajustement par Christine Jakse. Le monde diplomatique n° 704 – novembre 2012.  Pages 1 et 8.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire