"Petre e parole lampate so listesse ! Pierres et paroles lancées sont pareilles...!" Proverbe des bergers d'Occhiatana, balagne corse.

lundi 25 novembre 2013

L'amour et l'ombre....


C’était un couple sans histoire, sans heurts, sans complexité… Tout portait à croire en l’existence d’une dualité sereine. Elle, semblant être passionnée par son travail de gestion de stocks dans une entreprise; lui, D.R.H. dans une société, entendez bien, de communication… De bons salaires, un bon réseau de connaissances, un carnet d’adresses rempli. Un bel appartement à Paris, du personnel de ménage. Bref, une vie sans problème (s) majeur (s)…
Nous nous sommes retrouvés ces derniers temps autour d’une table, c’était bien ! Ravis, depuis tout ce temps passé, de se revoir en bonne santé et heureux d’exister. Heureux de ne pas s’être oubliés, d'être encore là…
Le repas se présentait comme bien des gens l’auraient espéré……Une merveilleuse entrée préparant nos papilles, un plat de résistance qui accrochait l’envie, un magnifique dessert « d’artifice » flambé dans un cognac vieux de vingt ans… Une eau de vie de myrtes venue de l’île de beauté…
Le rire nous unissait, l’humeur se faisait sentir au mieux d’elle-même, les regards se comprenaient, le courant passait comme avant, de ces avants aux souvenirs joyeux d’une jeunesse aux élans vigoureux, de ces souvenirs qui structurent des bonheurs futurs, en tous cas, pour ceux-là…Le bonheur a besoin d’innocence, de simplicité, de facilité, de fluidité, d’authenticité quoi…. !!
Tout à coup, tel un tsunami venu dont on ne sait d’où, de quel volcan en sommeil, elle, fanny, explosait en larmes, des vraies larmes, de ces larmes qui refroidissent les visages les plus chaleureux, de ces larmes qui enflamment les cœurs les plus endurcis, suivies d’un torrent de stupéfactions et d’incompréhensions… !!
Là, comme suite à une déflagration qui arase le sol et vide les lieux, qui dénude les esprits, qui étête les consciences, le silence devenait le maître absolu, un maitre régnant sans partage, le pouvoir n'aimant pas le partage. Et cela a duré bien une dizaine de minutes… Dieu que ces dix minutes-là étaient épuisantes en temps, solitude, doute… ?!!  Les papilles ne fonctionnent plus en état de stress…Pauvres papilles !!
Cette si gentille et jolie femme, prise en une espèce de « flagrant déni de bonheur »… Comme nous allions nous en rendre compte par la suite, le dessert finissant de flamber tout seul jusqu’à épuisement. La tristesse d’un dessert oublié, abandonné…
J’essayais de reprendre le temps en marche en lui prenant les mains. Lui, Henri, n’était plus là, avec nous, mais aux prises d’une totale stupéfaction. En un moment, sa femme déversait tout… Tout débordait, emportait tout sur son passage !
Entre larmes et haut-le-cœur comme perce-murailles, elle nous débitait qu’un couple sans histoire, sans heurts et complexité, n'est qu'un artefact  nourri de bien trop de « sans »… Que le boulot ne faisait que suppléer à l’absence d’enfant, que l’argent n’est pas tout, qu’un réseau de connaissances n’est pas forcément du lien, qu’un carnet d’adresses n’est que du commerce, que plus l’appartement est grand, plus vaste est le vide, qu’elle aurait préféré être la dame de ménage parfois même avec ses problèmes d’enfants et d’argent…
Qu’elle n’avait pas toujours envie de faire l’amour mais plutôt de rire, et, plus fort : « d’être seule » puis la bombe finale, que c’était le fait d’être en notre présence que tout vient de lui monter au cœur, aux yeux, à l’esprit… !! Tout ça, rien que ça… ?!!
Ma chérie la prenait dans son coin et moi, lui. Anéanti, le bonhomme !! Il ne comprenait pas cet écroulement « venu de nulle part » selon ses mots, ne réalisait pas tout le sous jacent de cette tristesse lentement accumulée dans l’ombre d’un bonheur apparent …
Surtout, il ne comprenait pas son égoïsme, son égocentrisme voire son égotisme !! Et pour cause, les ego surdimensionnés ne se voient pas, ne se savent pas tant que tout va dans le sens qu’ils attendent, souhaitent. Les moulins  tournent  tant qu’il y a de l’eau, du vent, ou du grain à moudre pour le meunier, le bébé une fois le biberon bu…
Un égoïste, qu’il le soit en conscience (rare) ou pas, est, certes, un être seul, donc incapable de construire de surcroit un couple, puisque ceci impose de raison et de logique, l’altruisme.
J’essayais de lui expliquer (eh oui… !!) qu’il était plus facile d’être égoïste qu’altruiste, de même que la dictature est plus simple que la démocratie. Et pour cause, il est plus simple d’éliminer, d’imposer aux autres par d’autres que de prendre sur soi en ayant conscience qu’on n'est pas seul, plus, que c’est l’existence des autres qui fait ce que nous sommes, du moins socialement, sentimentalement.
Que cet écroulement ne venait certainement pas de « nulle part » mais d’une personne sensible, de ces personnes avec et par lesquelles, le bonheur ne se suffit pas à quelques plaisirs de surface mais aussi de liberté, de tranquillité ou de libre arbitre. Quantité et qualité sont souvent antagonistes. Qu’exister dans le regard de l’autre reste magique, d'un inexplicable divin... Qu’une belle maison peut être une « belle » prison quand on n’y communique mal, de par des silences assourdissants !!
Qu’à défaut de faire l’amour souvent, qu’il fallait s’efforcer de faire l’humour le plus fréquemment possible. Que rire de ce qu’on ne peut faire le plus souvent peut être profondément structurant. Que ne pas avoir envie, cela peut autant concerner la faim, la soif, le rire, le sommeil, la culture, l’amour après tout…. Comme quand on n’a pas envie d’aller quelque part, bref, la liberté de l’autre conditionne, encore, la nôtre, ceci à divers degrés.
Que personne n’appartient à personne et que c’est un risque à prendre, un pari à lancer…Que faire un enfant est par l’expression même une preuve d’amour, en règle générale. Qu’aimer, c’est du courage car on en fait le pari à la marge. Que ne pas avoir peur de l’effort et de la solitude reste les fondements d’une vie forte et tranquille. Prendre une femme dans ses bras nous met à la portée de l’univers sensible, cet être presque fragile qui se livre à nous sans hésitation doit se sentir aimé mais pas que par amour, plus encore, par des preuves d’amour.
Sur tout cela, il me demandait quoi faire. Je lui répondais qu’il fallait, vu la réalité des événements, lui donner l’importance qu’elle « mérite », la laisser respirer, savoir ce qui lui plairait, savoir offrir et s’en aller… Lui faire, vraiment, le don de sa personne sans ne rien attendre d’automatique. Donner et partir, comme disait ma grand-mère…
Décidément mémé, tu ne m’as jamais quitté, toi qui a su nous donner, nous offrir et partir pour toujours… ?!!  Toujours et jamais doivent se rejoindre en amour...?
Á ce jour, ils sont encore ensemble, ont vendu leur grand appartement parisien, deux petites vies sont arrivées et partis pour un voyage autour du monde peut-être en quatre-vingts et un jours, qui sait...? Ils sont toujours et plus que jamais nos amis…après tout, ils s'aimaient et ne le savaient pas !!! Am-itié, am-our commencent par les mêmes lettres, non… ?

samedi 9 novembre 2013

Une journée de merde !!


Cette fin de journée-là, après avoir régler une bonne partie de mon travail, je décidais d'aller me divertir chez des jeunes qui, sans moi, s'en sortaient très bien. Bref, rire un peu ne fait de mal à personne et c'est probablement la meilleure manière d'assurer un sérieux qui nous fait bien souvent défaut, ceci dans le sens du rire le plus souvent...Pour autant, personne n'est obligé de rire avec qui l'on ne veut pas, cela va de soi. Refuser cela serait suspect... de lacunes personnelles...?!!
Je plaisantais donc avec l'un des jeunes et celui-ci me confiait à brûle-pourpoint :
- "Tu savais que F.... s'est faite draguée par le gars qui contrôle les circuits électriques ?"
Ironiquement, je répondais que le même était bien prévisible, vu qu'il avait déjà sévi ailleurs dans l'établissement en une matinée, le bougre sexagénaire... Le jeune ajoutait, sur ces entrefaites sans plus taquines :
- "Celui-là, il est encore plus fort qu'Ange ?!!"
Stupéfait de cette cognée verbale, je le repris en lui demandant ce que cela pouvait bien sous entendre.... Il balbutiait quelques babillages sans couleur argumentative....Bien évidemment !
Rentrant à la maison, un peu abasourdi, je revenais sur moi-même et me recherchais des imperfections. Devant le nombre croissant de défauts auto dévoilés, j'y renonçais, devant la surface de mes insuffisances !! Cependant, cette phrase résonnait en moi comme un virus, et ce drôle d'animalcule prenait une si grande importance qu'il me fallait revenir à la raison, j'étais contaminé d'une phrase aux clochées incessantes, tranquilles acouphènes d'orgueil m'y rappelant...!!
Je ne suis pas quelqu'un qui, d'ordinaire, ne se prends pour plus qu'il n'est, quand bien même saurais-je ce que je suis avec certitude... Je dis souvent être un janséniste déconneur ou un clown janséniste, Idem. Les mots étant porteurs de temps et d'espaces...? Conscient de 30 années de culture tous azimuts, de recherches personnelles, de travaux de compréhensions, d'errances, de doutes (surtout...!), de nombreuses et salvatrices mises à jour ou remises en question (s), de réflexions philosophiques, de recherche de sens, participations à des conférences botaniques, politiques, etc... Je peux "prétendre" à un vernis "intellectuel" et voilà que les vernis vieillissent à nos insu...
Parfois, certains "m'admirent" bizarrement de mon "savoir"... pour ce que je fais dans la vie...Ajoutent-ils, avec surprise...?!! Je leur répondais par la certitude de connaître bien plus fortement mon ignorance infinie, mais quelle étendue...?!! Ce que nous "savons" se mesure à l'aune de ce que nous ne savons pas, voilà une équation normalement douloureuse sauf que pour ma part, je m'en moque, j'aime me moquer de moi (c'est un champ vaste...), ça me soigne, m'équilibre, me fait épouser le sol, m'allège et, ceci, même pour ce que je fais, évidemment...!!!
Oui, il m'arrive de plaisanter "d'arguments" coquins considérant que c'est rigolo. Rire sur des connotations "érotico-imagées" ( et pas que...) est un puits sans fin d'humour, c'est mon avis sauf que bien souvent, je vois bien que ça ne fait rire que moi, et comble de tout, ça me suffit, je suis d'une nature joyeuse, je me suffit... Plaisanter de cette façon vous fait passer pour un coquin, voire un obsédé potentiel...!! On ne plaisante pas avec la sexualité, ça risque de révéler des choses qu'on ne voudrait pas dévoiler ou laisser apparaître à son insu, jusque là, normalement. Non pas des choses intimes dont on se fout royalement en général, mais des allusions qui pourraient définir, découvrir, pire : supposer... La personnalité devant tous...
Il m'arrive souvent et surtout, de dire des choses gentilles à des filles, parfois même à des garçons du style :" ça te va bien ce que tu portes ?!"; "ça me fait plaisir de voir que tu te sens bien aujourd'hui ?!"; " t"es jolie dans cette robe ?!"; "t'es vachement bien coiffée aujourd'hui, j'adore ta coupe de cheveux ?!"; "trop belle, ta robe, ton pantalon..."; "je me marre avec toi!"....
Il m'est arrivé même de donner mon numéro de portable aux collègues, copines et copains, afin de pouvoir me contacter en cas d'impossibilité de joindre l'établissement, et, ceci, sans réciprocité ...
Faire plaisir me fait avancer, l'émerveillement est le commencement du respect ? Éminemment et consubstantiellement d'accord avec cette formule !! Chaque jour est pour ma petite personne (déjà disparue au sens de la relativité einsteinienne), atome de l'univers, un émerveillement, une joie, du sensible... J'ai de la chance !! La vie, spirituelle ou matérielle, c'est magique... Les bouddhistes ont raison !! La joie et le bonheur ont horreur du vide et célèbrent l'impermanence des choses...!!
Ceci dit, il faut croire que tout le monde ne comprenne point forcément mon humour, mes joies d'avouer, mes sensibilités au(x) bonheur(s) d'autrui (s), je dois être maladroit ? Je dois gêner peut-être même involontairement...? Pire !! Certaines femmes, apparemment, prennent mes gentillesses courtoises pour des avances libidineuses...?! Ou plus précisément, leurs désirs pour des réalités...!!
Là, réside violemment la connerie, un peu la même que chez les hommes qui s'imaginent irrésistibles devant maman...95%...
Que les choses soient bien claires, j'évoque, là, un petit nombre d'insuffisantes qui n'ont strictement rien à voir avec la très grande majorité des gens composant la collectivité. Une superbe ambiance règne dans ces lieux mais certaines redoutent que l'on expose à la lumière leurs fantasmes enfouis, se demandant comment peuvent-ils être autant visibles...?!! Questions angoissantes d'adultes inachevés...Quel effondrement !!! Je suis en colère !! Des injustices me rendent furieux, celles qui font que je ne mérite pas un tel sort aussi, craignez la rébellion des gentils car ils sont majoritaires !! Je ne suis pas assez malheureux pour trahir, pas assez pervers pour salir mesdames et mon prénom ne présume rien de mes sens !! Mes ennemis oui, mais si peu le sont !! Nonobstant, le reste de l'humanité, non...!! J'en arrive à comprendre que certaines filles, ayant perdu l'habitude des "flatteries", leurs vies construites de routines, de défaites, se mettent à délirer à des excès de cyprinites mentales...
Elles jouent les effarouchées en (s')inventant des pseudo avances, ne se souvenant plus depuis longtemps que de vraies avances sont beaucoup plus précises, cachées, secrètes, pressantes voire oppressantes, du style " j'ai envie de toi"; "il faut qu'on parle tous les deux"; "un repas un soir, ça te dirait ?".... Les solutions, les formules sont innombrables mais afin que l'eau bout, il faut attendre les 100 degrés... Il faut un récipient, de l'eau, du feu, de la volonté... Bref...
Sont-elles (ils) à ce point frustrées pour s'inventer des stratagèmes courtisans, au point d'aller le répéter à d'autres personnes et, de ce fait, fabriquer une rumeur qui enfante une réputation, c'est odieux, médiocres, vulgaires...Mais rien de nouveau d'une minorité agissante...!! Quelles bassesses, quelles solitudes, quels manques, quelles vanités, quelles ignominies. Vous atteignez, enfin mesdames, l'égalité avec les hommes d'autant de bêtise...
Je comprenais, maintenant, pourquoi, cette phrase inconsciemment putassière : "Celui-là, il est encore plus fort qu'Ange ?!!" m'était insupportable !
Je comprenais que, dès lors, l'on ne m'y reprendrait plus...!! L'expliquant à mon amour de femme, laquelle "me faisait comprendre" le vice humain... Non pas en tant que leçon à un naïf mais, en tant que défragmentation, c'est pourtant tellement bon d'être bon, j'en ai tellement besoin, j'avoue...?!!
Mesdames, pour celles qui se sentiront concernées, je suis l'homme d'une seule femme depuis 20 années d'un bonheur d'une sensibilité indicible, si vous saviez...?!! J'ai la divine chance de vivre avec un diamant qui ignore sa valeur, ce n'est pourtant pas le moindre de mes efforts que de le lui faire comprendre, elle s'en moque car le vrai diamant doit impérativement ignorer sa valeur, il ne serait pas carbone pur dès lors...! La bêtise, rouille d'une certaine humanité...La mienne avec je le crains...!
Alors, mesdames, gardez (ou pas) vos fantasmes, vos solitudes, vos vices, vos lâchetés, vos masturbations intellectuelles comme je garde les miens, pour les perdus (ou pas) qui vous méritent...!! Ma tristesse est que, maintenant, fini les compliments, ce sera ma frustration, je ne l'aurai pas volée, vous avez gagné... Cela vous fera des conversations inutiles de plus en vous donnant l'importance de croire qu'un gars aurait tenté de vous approcher, rassurez-vous, ils sont nombreux les morts de faim autour de vous, vous n'avez que l'embarras du choix, celui de n'être qu'humaine mais esclaves de vos incapacités, de vos raccourcis...!! Si vous étiez des hommes, je vous proposerais d'avoir de vraies gonades mais vos ovaires vous sont déjà insuffisants, ce genre-là de femmes ne méritent pas le bonheur, pas étonnant qu'elles ne le trouvent point... Vos libidos suivant de près...!!
Les histoires inventées, in-espérées, fantasmées n'ont pour effet que de combler une solitude de tout, confirmer l'habitude plutôt que la création amicale, communicative...avec une incapacité à gérer avec du sang froid !! Avec Freud, vous comprendriez que toute les relations humaines sont empreintes d'érotisme (s), toutes !! Créant de l'aléatoire signifiant, mais à quoi bon essayer de vous imager les contingences humaines, bien imparfaites, heureusement imparfaites... vos maris vous les expliqueront, qui d'autres pourraient vous expliquer tout cela d'ailleurs sinon ceux-là même qui détiennent évidemment la vérité sur vos vies verrouillées...? Les lois humaines sont des prescriptions sur la raison pratique, parfois le contraire...!
Je vous rassure (ou pas...), mes incapacités sont innombrables, ne vous pressez pas de les énumérer, demandez-les à mon amoureuse, elle vous en fournira quelques livrées d'un étal surchargé où les failles du temps se font grinçantes... Elle vous dira, de la même façon, que j'aime offrir, donner... et le courage de m'accepter comme tel, bourré d'incomplétudes. Finalement, non et que ne l'avais-je vu...?! Vous êtes mal coiffées, vous êtes habillées comme des sacs qui, une fois vidés ne tiennent plus debout, grosses, maigres, fardées, sans humour, sans surprise et vouloir fabriquer des rumeurs sur le dos de "gens simples" même imparfaits, n'est pas la moindre des vulgarités qui vous animent....Quel gâchis d'une liberté qui, en clair, vous ignore tant... !!
Je vous entends déjà de vos critiques : "de toute façon, c'est un frustré tel un bébé qui n'a pas eu son biberon...?!!" Si vous saviez mes pauvrettes....?!!
C'est promis, je vous aiderai à rester vous-même puisqu'il faut prendre les gens pour ce qu'ils sont...!! Vous voilà sauvées d'une harmonie toute adaptée...Et moi, vous remerciant d'être libéré, allégé, vacant de parasites.
Si Ange "est beau, intelligent, gentil", la seule et unique raison en est celle qu'il est merveilleusement aimé et qu'il ne tremble pas de le rendre mais à une seule personne, ma Marielle...!!

Naturam expelles furca, tamen usque recurret...

Ange...

vendredi 23 août 2013

Ils sont peu...

Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends...!
Un homme comme Nelson Mandela  mérite bien plus que le "titre" d'homme et moins qu'il ne le voudrait lui-même, à la condition que l'on comprenne le message de sa vie, est une espèce de "Jésus" vivant portant une croix (Encore que Jésus, jusqu'à 33 ans a "dû avoir" une vie tranquille de menuisier...).
Une vie d'apartheid (Tentative d'esclavage contemporain...), autour de trente années de prison, à casser des pierres, torturé par la violence d'un silence obligatoire, à ne dialoguer qu'avec quatre murs monochromes, avec toujours le même rai de lumière zébré sur le même mur faisant office de météo et d'horloge impassibles, a su pardonner ceux qui l'ont condamné à mort, notamment, au cour d'un repas, avec et face à ce procureur "trop blanc" qui avait tout tenté pour l'anéantir de n'importe quelle façon et lui souhaiter, les yeux dans les yeux, de cœur à cœur, du bonheur plus que de plaisirs... Décidément; la grandeur se moque de la grandeur....!!
La liberté n'est pas un  court chemin tranquille, parfois une question de vie ou de mort... Le clair/obscur n'y a de place...
Le pardon de Nelson Mandela (Gandhi, ...) est un acte politique  qui dépasse l'entendement de chaque jour...!!!! Le personnage est hautement quantique, il a lié le secret de la matière à la vie et nous responsabilise. Je crois que ça s'appelle 'l'entraide et la solidarité"...L'amour, l'autre...?!! Il offre de l'eau dans nos déserts respectifs, affectifs...
Il est, paraît-il, impoli de montrer du doigt, sauf quand on montre un chemin... L'amour simple mais vrai est un acte universel, l'onde qui parle à la matière répondante...! La première vibration.
Il y a comme ça, dans chaque siècle, des étoiles qui s'allument et restent invisibles car l'on ne les regarde qu'avec nos égos, souvent trop tard en supernovas dispersées ...!! Un jour, nous mourrons tous, alors, forts de le savoir, forts de ne plus être surpris par la faucheuse, contentons-nous de peu, prenons sur nous autant que possible et rions tant que l'on peut... IL y a dans le rire, une puissance tous azimuts non définie à ce jour...

En France, qui se souvient de par les plus écrasés de tout, par exemple, d'un Ambroise Croizat.... Peut-on parler d'échelle de valeur quand l'on comprend que ce qui a de la valeur n'a pas de prix ? 
Ce n'est pas tant l'égoïsme qui demeure mais l'altruisme qui n'existe que difficilement !! L'autre, c'est moi, comprendre cela et tout s'enclenche... Tout angélisme serait morbide!!! 
En faisant bref....

lundi 6 mai 2013

Le foot, voilà la vérité… !!!

C'était un soir comme bien d'autres finalement...

Je venais récupérer un collègue chez lui afin de passer une soirée mémorable avec d'autres de mêmes souvenirs partagés. Huit devions-nous nous retrouver autour « d'un » verre sur le port. Huit rigolos lâchés par leur épouses dont deux d'entre eux pour la première fois, depuis 20 et 23 ans de ménage sans sortir seuls, ne serait-ce que pour visionner un film en soirée, bref...

Pour ma part, je m'émerveillais d'avoir pu organiser cette sortie et pensais déjà à tous ces souvenirs en commun, des plus joyeux aux plus tristes, des banals aux exceptionnels, des plus touchants aux plus affligeants voire futiles... 25 années passées loin les uns des autres, cela devait générer autant de scénarios, d'histoires, de moments que de verres bus ! Un seul me manquait : J.P.A... Pour la simple raison qu'il ne faisait pas partie de cette bande-là de "tarés" animés d'hormones aléatoires et de fantasmes concrets! Avec J.P.A., ça venait de plus loin, plus sérieux, sensible...

Voilà notre convoi exceptionnel lancé à l'aventure, de ceux qui finissaient dans de simples bars maritimes, mais qu'importe, j'en éprouvais une indicible joie, compte tenu de la difficulté (plusieurs semaines de "tractations") de réunir une même bande un même jour dans un lieu unique, peu importait le décor. Quelle joie rien que de penser à tout ce que nous avions à nous raconter... Des secrets maintenant dévoilés, les bêtises légitimes, les mensonges d'orgueil, les cuites jubilatoires, les bagarres inutiles, les familles parfois lourdes autrement légères, les divorces prévisibles, les enfants rebelles, le travail nécessaire et le maitre hasard ...
Les mêmes caractères laissés jadis dans tel état se retrouveraient-ils dans les mêmes dispositions ? Les idées, les passions, les tendances ? Qui était devenu homme sans encore être adulte, parfois même le contraire…? Aurait-il suffit d'une soirée afin de tisser (rénover...) une telle étoffe...?

C'était une cafétéria avec vue sur d'étiques voiliers qui, par un marin-blanc d'est fort, faisait siffler les fins cordages, de ces chants qui vous gâchent une nuit de sommeil à qui l'a léger : moi. Les cheveux blancs de nos tempes triomphantes illuminaient la salle et les ventres bedonnaient d'égocentrismes bien "erectus", un peu moins "sapiens"... Le temps ne dispense personne et certains le ressentaient comme une défaite, moi une chance. Le décor fut planté par l'un d'entre eux :

Un : Vous avez vu l'O.M. hier soir, putain, je me suis régalé...! Quid de mes espoirs naïfs d'entrée...

Moi : Qu'est-ce que je m'en fous, ils ne me rapportent rien ces cons, je préfère cent fois une soirée comme celle-là. Silence général...

Deux d'entre eux : Tu t'en fous de l'O.M., toi ?! L'angoisse m'étouffait....

Moi : oui, complètement, j'ai compris depuis longtemps ces conneries, ce n'est pas avec mon pognon qu'ils vivront... Re-silence... Faire taire des logorrhées de paroles vides est une performance sans équivalent qualifiés!!

Un : Et le R.C.T, alors, qu'est-ce que t'en penses...?

Moi : J'aime le rugby mais pour y jouer moi-même, quant au R.C.T., je m'en fous, mais alors...?!!

Eux : il est fou ce mec, t'aimes quoi alors, les gonzesses au moins..?

Moi : J'aime les regarder, parfois même avec délice, il y a de beaux regards mais j'ai l'inestimable chance de vivre avec une personne dont la grâce éclaire chaque atome d'instant... Avec elle, rien ne me manque, rien !! Si vous comprenez ce que je veux dire... Leur coupant l'herbe sous des pieds déjà tondeurs et herbicides... Puis, s'ensuivirent des pseudo "échanges" sur la politique et les arabes, le foot avec le sublime Platini, les plans cul qui n'existeront jamais... élan cognitocide de masse...!! Triptyque mortifère : "foot, politique et sexe!"

Du coup, me voilà à l'écart. Le centre d'attraction se reportait sur celui qui avait toujours été le dragueur du groupe. 20 années loin de ses tableaux de chasse avaient frustré le pauvre Valentino errant. Pauvres serveuses harcelées de paroles aussi vulgaires que de gestes grossiers. ... Toutes des salopes sauf évidemment leur mère...!!!

Rien n'avait changé, c'était, là, leur résilience récessive, dégénérative !! Emportés par une force irrésistible se situant sous une étouffante ceinture en plastique véritable, centre de gravité masculin par impuissance d'xx génétiques épars, aux phénotypes éthérés fixés dans le froid marbre, avant fécondation... Voilà les promesses d'une soirée normalement gaie, chaleureuse, mise sur pieds en quatre semaines et quelques grains, retrouvailles transformées en maternelles infernales... Tous trépanés des burettes !!

"Maman" les avait lâchés, voulaient-ils rattraper le temps impulsé, passé, parsemé de fantasmes latents, révélateurs de leurs tenaces immaturités ? De leurs incapacités en réalité ! Des coups d’état permanents à la sensibilité, la joie, la simplicité… Quelle déception de voir tous ces énergumènes courir après des "pauvres" mais dignes travailleuses qui, pour le coup, auraient bien préféré se trouver ailleurs...!! Ce qui avait eu pour résultat de voir le responsable, un gaillard de deux mètres, remettre les pendules à la seconde près malgré mes avertissements. Un autre décor...

Je profitais d'un révélateur besoin pour aller aux toilettes, de régler ma note, et en douce, la mine tristement déçue, qu'on ne m'y reprendrait plus de la sorte. Je retournais chez moi, de mes utopies déconfites, les mains vides. Quel effondrement de voir tant d'efforts pour si peu, si évitable, si petit, si minable...?!! Ignorer tant de souvenirs sympathiques, qui auraient pu remplir tellement de veillées en revenir, tout parti en mirages roses aux passages de quelques fesses, jolies ou pas.

Plaire à des imbéciles, quel malheur !! Réduire la (sa) vie à des coups de verges sans issues aux dribbles inutiles... S’aimer à travers l’impossible à atteindre… Faire l'amour est et restera toujours quelque chose d'unique, de sensible, de liant, d'exceptionnel... Mais, tout ça pour ça...
Arrivé chez moi, dans le couloir d’un voisin croisé qui me lance un : « L’O.M. a gagné, hein… !!

Le foot, voilà la vérité… !!!

mardi 23 avril 2013

La bête sévit...!!!


Je ne me demande plus si la télévision reste indispensable au sein de chaque foyer, elle ne l'est plus à 95% et les 5% restants sont à négocier...? Dans les bleds les plus reculés, les plus improbables,, la bête sévit. Elle éteint de ses lumières cathodiques tout espoir de réflexion, toute tentative de jugement critique... Nous facilite, organise, construit les loupés de vies si brèves !!
L'animal, parfois, m'attire dans ses serres et, pour un petit moment, je me laisse bercer de bruits flatteurs et d'images chocs devenues anodines par redondance et qui ne se renouvellent que toutes les deux ou trois secondes.
Voilà un reportage sur les plus pauvres que pauvres aux Philippines. Des affamés vivaient des poubelles au point qu' eux-mêmes, s'appelaient, "les chacals". Des centaines d'hères et de sous-serfs, aux ventres vides transformés en caisses de résonances, triaient les poubelles afin d'en retirer une presque valeur d'où trois fois rien, ça commencait à devenir quelque chose ( À la Devos !!).
Reportage qui faisait suite à des mouvements de contestations opposés du côté de chez nous sur le mariage homosexuel où, nous en sommes encore à nous demander qui a droit au bonheur, pire, qui n'y a pas droit...?!! Enfumage rentable... Quelle perfidie dans le sens qu'il nous faut accepter la crise et ses drames parfois endeuillés...!! Du style : " regardez, ne vous plaignez pas, chez nous, ça n'est pas si mauvais après tout...! À quoi bon les grèves...L'austérité, à côté de ces drames...?!!" Pour l'effacement des réalités dirigeantes, l'infernale machine est en route ! Toutes chenilles écrasantes... Ne parlons plus des scandales et escroqueries en tout genre...!!
Combien tombent dans le piège de la culpabilité, de l'oublie, de la désensibilisation...?!! Combien engrament ces poisons...? Les droits ne sont jamais acquis mais plutôt conquis, ne perdons pas le fil... Si l'on n'entretient pas une maison, elle devient ruine. Les drames du monde sont certes effroyables et sans pitié, pour autant, ne jamais confondre les enjeux, les conjonctures, l'avenir, les moyens...
Un autre reportage présentait une maman abattue d'avoir perdu sa merveilleuse fille de 19 ans suite à un accident de scooter, elle sans casque. Voilà que cette maman effondrée commence à arracher quelques mots de cette suprême injustice et, paf!! Un peu de publicité avant d'entendre la suite des larmes de cette mère perdue à dire l'indicible...!!! Comme une espèce de privation/punition qui laisse les télé"spectateurs" en manque de la suite. Out la tristesse de cette dame très digne, nous verrons cela après la pub...!! (Yaourts au milieu de seins nus, bolides hors de prix, banques et assurances aux sourires sardoniques, sites de rencontres en tout genre... Enfin quoi, l'auberge espagnole d'un autre temps, celui de l'ultra libéralisme...!!) Faisant de moi, pour ne pas dire nous, un voyeur d'une des intimités les plus sensibles... Qu'y a-t il de spectaculaire à voir pleurer, entendre quelqu'un qui souffre ? L'indécence menace...
Tout de suite après, la joie d'une ville entière suite à la victoire de son équipe de foot, c'était sûr, la transition s'imposait...?!! Quelle indignité, quelle froideur, quel cynisme... Mais quelle naïveté peut bien m'animer...!!
La télévision se cache en montrant, elle est d'une perfidie sans qualificatif...!! Elle parasite la vie, les liens, le vivre ensemble, car, éteinte, tout le monde se reparle... Elle fait des événements de la vie de tout un chacun, la violation de toute intimité. Elle est une fabrique du consentement d'une efficacité redoutable, elle n'épargne personne, drogue tout le monde, conduit nos vies sans scrupules, sans état d'âme... La nouvelle église. Elle est une fenêtre sur l'inachevé, un raccourci sur le vide... Le vide a pris le pouvoir !!! Elle est l'empire le plus abouti de l'apparence. Elle a le goût, la couleur, le son, la sensation, l'odeur du vrai sauf que pratiquement rien n'est réel ou qu'apparent... 

En Corse, une si petite île, on l'appelle " a scadula à i sogni" : "la boîte à rêves" !!

NON !! À CAUCHEMARS...!!! 

samedi 13 avril 2013

C'est pas possible ?!!


C'est pas possible ?!!


Ces souvenirs ineffaçables, ils sont terribles !! Certains nous ravissent éternellement et, bien évidemment, d’autres nous harcèlent. Et ceci jusqu’à l’impossible éternité…

Je viens d’un petit village Corse que, d’aucuns, se glorifient de le nommer « œil de la tanière »… Vaste débat vernaculaire et idiomatique pour peu que l’on y habite au nord à la vue panoramique sans pareille, au sud entouré de jardins, à l’est, méfiants par atavismes d’invasions sarrasines, à l’ouest cosmopolite, regardant cette montagne qui les privait des rayons de Phébus à partir de 16h30...

Nous y allions en famille dès que les occasions s’y prêtaient, c'est-à-dire, très souvent. Ces villages, d’où qu’ils viennent, sont de véritables paradis naturels. Non pas que la vie et les gens y fussent idylliques mais il y régnait un air, une musique, des mots chargés de sens bien méditerranéens, disons-le, parfumés.

Que ne regretterais-je cette époque où les transistors n’existaient pas vraiment, forçant les paysans et bergers errants à chanter seuls voire à leurs animaux. Les bergers sont des existentialistes qui s’ignorent. Nul besoin d’ondes radios, la voix se chargeant de les émettre. Les sérénades feront l’objet d’un autre débat….

 Ils n’étaient pourtant pas riches car chez presque tous, à part les « sgio » et quelques chanceux et rares héritiers, il fallait donc, au jour près, au gré des saisons et des maladies,  gagner leur croûte au fond d’une main cagneuse aux cals « hagiographiques » ! Peau stratifiée de douleur - s - sourde -s- ou tue-s-.

Depuis mes premiers sens d’observation conscients, j’ai toujours été, et cela dure, très impressionné par les mains souffreteuses des paysans. Elles portent l’histoire de leur vie qui ferait pâlir d’inutilité sociale bien des médiums, mangeurs de crédulités, colporteurs de rien-s- qui, écrits avec un « s » en augmente sidéralement le vide…

Mes cousins germains et moi-même, nous amusions sans retenue. On ne savait pas ce que voulait dire « liberté », nous la pratiquions à ses effets bruts, de même qu’un aveugle ne connaît pas la couleur noire, les hommes libres ne parlent jamais de liberté. Ceux qui en parlent trop n'ont besoin que de chefs, le plus souvent.

Les animaux vaquaient, entravés, un peu partout mais sans promiscuité. Nous nous retrouvions, tous, gens et bêtes aux fontaines. C’était chacun son tour, un âne, un cochon, un ami, le voisin, un passant, une inconnue, encore une mule, moi…. Bref il fallait voir cet ordre naturel, immuable, qui réglait le temps de chacun au bénéfice de tous, "espèces" confondues.

Ses choses-là ont une fin et lorsque nous devions tous repartir vers l’anonymat des villes, comment ne pas être tristes ou nostalgiques… ?!

L’un de ces jours m’est, à jamais, resté en mémoire. J’avais un oncle, qui, féru de mathématiques, posait toujours des questions qui nous terrorisaient, se moquant bien de nos tristesses... « Sachant qu’un robinet laisse s’écouler 10,115 litres par minute et qu’un enfant laisse couler l’eau dans sa baignoire bouchée pendant 15,34 minutes puis qu’il la débouche pendant 9 secondes ; avec un débit d’écoulement de 0,0538 mètres cubes toutes les 47 minutes…………. » C’était terrible, masochiste !!

Et alors, moi, le seul cancre de la famille, n’en parlons même pas…. C’était toujours et invariablement de grands moments de solitude !

Mais un jour, l’oncle dictateur nous posait une colle, un pétard sans nom, un poison violent…

En passant les interrogatoires respectifs, mes cousins, pétris dans les nombres comme j’avais failli l’être moi-même, se lançait…


L’oncle :

Á vos papiers, tous…. !

Nous nous exécutâmes sur la seconde… !


L’oncle :

1040 + 1040 =

Tous écrivaient dans l’instant, moi, cherchant une bouée…


L’oncle :

+ 10 =

Effet immédiat des autres, moi, partout sauf ailleurs… !!


L’oncle :

Encore + 10 =

Mes cousins m’impressionnaient sans qualificatif existant….


L’oncle :

Posez vos crayons !

Voilà ce qui suit : « Pierre : 3000 ; Paul : 3000 ; Henriette : 3000 ; Richard : 3000 ; Ludivine : 3000 ; c’est pas possible… !! Ange : 2100…. !!!!!


La proie clouait le prédateur !!

Et là, montait en moi une chaleur inconnue jusqu’alors, me laissant proche d’un malaise martien, celui « d’aux secours » intérieurs à deux doigts de m’étouffer… Bien seul, au milieu de quatre murs infranchissables !! Tous s’étaient trompés sauf moi, le cousin aux longues oreilles.

Ils furent vertement punis. Les parents d’enfants doués n’acceptent que difficilement l’échec de leurs bambins. Vanité ?? Orgueil ? Inquiétudes ?

Par contre, on m’offrait, pour avoir bien répondu, une pièce de 5 francs en argent que je m’empressais de dépenser en achetant des paquets de pétards pour…. 5 francs… !!! 3 minutes de fortune…

Je rejoignis les punis, pourtant capable de compter jusqu’à 5, les oreilles toujours aussi longues….

lundi 1 avril 2013

Les petits regards…




Les petits regards…

Quelle histoire ? ( Eh bien, voici ce que je vis et compris depuis à peine quelques jours de la rencontre avec mon amour de femme...)

Celle de deux jeunes gentils et bien élevés, qui, par le hasard d’une union, d'une rencontre familiale se côtoyaient. Qui, avec le temps et à force d’insinuations dirigées, orientées, arrangées par l’entourage ( en apparence, très catholique comme bien souvent...!!), à dessein, finissaient par se fréquenter.
Lorsque les animaux paissent dans un champ, plus grand est celui-ci, plus l'herbe est grasse, plus grande et plus haute s'érige la clôture...
Le « pseudo-couple » tenait 6 mois comme toutes ces juvéniles unions provoquées par une mise en scène d'amateurs aux raccourcis qualifiés plutôt que par un effet naturel librement consenti…
La vie passant, l’un faisait des rencontres invariablement loupées et laissait des enfants un peu partout, ceci suivi de fatales pensions alimentaires . Il ne faut pas se prononcer quant à la responsabilité des uns ou des autres, les choses de la vie humaine étant bien plus complexes que l’on ne pourrait l’imaginer.
De cette même vie passante, l’autre s’amusait de relations en rencontres. Rien d’exceptionnel sinon que parfois tintées de joies et de peines, de plaisirs et de ratés. L’insondabilité des sens étant le baromètre de l’amour.

Pourquoi aime-t-on… et aime-t-on vraiment ? Ce "pourquoi" reste le "quantique" … des cantiques… ?!! Ocytocine...?
Moi, je ne sais pas pourquoi j'aime, j'aime passionnément en assumant les risques... Ou pas !!
Que peut-on apporter de plus selon que c'est lui ou elle ? Souffrances et peurs acceptées au son d’une passion nommée « amour », mot d’Oc pointé à la provençale  ! Comment se fait-il qu’un couple résiste aux tempêtes plus qu’un autre ? Les liens perdureraient-ils dans des pôles inversés… ? Les aimants s’aiment-ils à s’attirer … ?
Il n’y a rien que de plus infini que l’incertitude…et c’est si bon… !

L’une d’entre eux finit par être frappée de "fatalité sentimentale" d'un maître Cupidon toujours en embuscade. Vie commune puis un heureux mariage, merveilleux enfants, une complicité deux fois décennales hors de quelques communs, entre coups de grisous et un amour totalement en phase, unique et sa proportion d'imperfection (s-?). Lorsque l'amour est intense, il ne risque rien !! c'est à la fin d'une vie que l'on crie victoire mais à l'orée de la mort, me semble-t-il...? 
Rien d’exceptionnel dirons-nous ? Par les temps qui courent, je ne me hâterais pas de répondre à la va-vite… Si la nature a inventé la fleur, n’en a-t-elle pas exprimé toute la quintessence approchée d’un parfum adapté, approprié…? Afin d'assurer une reproduction au mieux efficace, les parfums et les couleurs sont entrés dans le jeu d'une séduction raffinée, efficiente, en vrai : intelligente puisqu'intentionnelle... Les atomes sont réellement « crochus » en physique mais serait-ce vraiment Dieu qui les touche du doigt d’un altruisme irrépressiblement infini… ? Á questionnements excessifs, réponses hasardeuses…

Les repas familiaux se faisant, parsemés d’éternels rôtis et de plateaux d’huîtres indépassables en rituels, de pâques et de noëls harcelants et ruineux, les retrouvailles se faisaient au hasard des présences du moment. Nos deux anciens tourtereaux se croisaient diplomatiquement.
Il se trouvait que la vie sentimentale de l’un était un fiasco, le faisant souffrir en tout premier lieu étant, pourtant, un assez bonnard, furieux en maths mais manipulable à l'envi comme tous les cérébraux excessifs !! Les parents ne pouvaient qu’en souffrir, à se demander si une solution restait envisageable… D’errance en errance, le temps perdu le restant en gâchis… Tant aux enfants qu’aux adultes.
Ces mêmes parents regrettaient la rupture première, à ce point que, en présence ou pas du mari dérangeant de la "regrettée dulcinée d'antan" *, on le (lui) faisait comprendre par quelques rares regrets directs et indirects, en se camouflant derrière des sourires dont les lèvres étirées ne suivaient pas l’expression de leurs regards pour celles et ceux qui savent observer le disharmonieux…
Puis, lors de quelques repas, en présence du mari intrus, on y lançait à table des : " Nous avons regretté hein P....., que M..... et B...... ne soient pas restés ensemble...!! Je le dis comme je le pense...!!"

Au passage, ce n'était pas la délicatesse qui les étouffait, et pour cause...?!! La vraie nature reprend toujours le dessus... La perfidie et l'ignominie savent qui , quand et comment contaminer, elles connaissent bien leurs supports... Identifient rapidement les fragilités...
Par amour filial, parental, la lâcheté ne fait pas peur, on la trouve même légitime !!
"Mais qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui trouver, elle si gracieuse et lui si improbable... Alors que mon fils se voyait promis à une carrière si prometteuse..." ?!

Démontrant l’égoïsme (entre autres…) d’une mère vers son fils que, quelque part, nous pourrions comprendre…et la présence viscéralement outrageante du chanceux, "si" rigolo et simple qu’était-il… !!
La protection du fils perdu provoque chez des parents fragiles un instinct de conservation réflexe, animal et seraient capable de faire, dire, opérer n’importe quoi, n’importe quand, n’importe où, à l’endroit de n’importe qui… !!
Depuis, lors de réunions célébratrices de tout et de rien, les petits regards se faisaient discrets mais si révélateurs… !! Ces petits regards qui animaient ceux qui les dirigeaient, qui les détournaient d'un réflexe évasif lorsqu'on les surprenait sur le fait, la main dans le pot de confiture de vices …Qui leur font intérieurement crier : « Pourvu que… !! » S'en était presque comique...
Que ne feraient-ils, ces parents de détresse, par amour pour leurs enfants !! Détruire d’autres amours, d’autres personnes ferait très bien partie de leurs aveugles stratégies…Pères ou mères de familles, c'est égal... À coups de confessions, Dieu pardonnera...!!

Ceci sans encore une fois comprendre qu’un amour ne se décrète pas simplement par la pensée ou le vouloir, certainement pas par égoïsme parental, sans artifices calculés tout autant! Ils erreront à jamais seuls dans leur désert personnels... !! Les amours naissent comme ils meurent et les amours vraies déclenchent trop souvent haines et jalousies, c’est infernal !!
Que ne se saliraient-ils pas pour déclencher des amours factices… !! Dussent-elles être par ou pour de laides sorcières ou de vils lépreux…
La période du regret prend une seconde allure, celle d'une retenue impossible avec le temps... Ce temps qui, à l'usure des échecs successifs, se fait révélateur d'auto-mensonges... Le tout en bonne logique de frustration.

Il est préférable de faire court car l’on pourrait en dire long…Mais le mot trahison suffit, réunit tout.
Le diable est derrière chaque porte, chaque fenêtre. Toujours du côté de la famille, des amis et en décroissances stratifiées de proches. Lorsque l'égoïsme se pare des habits de l'altruisme, le ver est dans le fruit, depuis peut-être toujours selon les cas...?! Il faut rire avec ses ennemis afin de les comprendre...à la florentine, car l'attente est déjà la moitié du plaisir, et des règlements de comptes...! Répétons-le.....
Mieux vaut-il trahir ou être trahi ? Mieux vaut-il être mort propre ou vivant sale… ? Toujours est-il que l'on ne trahit que les braves gens, ceux qui n'osent pas déranger ou se faire remarquer. Mon prénom est "Ange" ! Aie, aie, aie....!!

Les petits regards….

Timeo danaos et dona ferentes.....
« Je crains les Grecs, même ceux apportant des cadeaux »

Ci vole seguidà u bugiardu fin'à so porta...
Il faut suivre le menteur jusqu'à sa porte...


Naturam expelles furca, tamen usque recurret... 

Chasse le naturel, il revient au galop... 

* Faut-il préciser, que M... pour les F... n'est, sans plus, qu'un objet de convoitise pour leur fils B... ?! L'enjeu étant de protéger B..., l'outil M... n'étant qu'une vulgaire stratégie. L'objet de la trahison n'étant pas le bonheur de M... mais de B... le fils grand mathématicien, le rêve n'y ayant aucune place, les maths, c'est froid !! La convoitise aveugle à ce point les F.. calculateurs qu'ils ne se posent même pas la question, à savoir si un tel couple eût pu fonctionner malgré un échec déjà bien concret et tellement prévisible à leurs jeunes âges d'antan...?! La pauvre M..., déjà bien embarrassée de cette saloperie de situation, irait s'enticher (le mot est faible...!!) d'un gars bourré de pensions alimentaires et incapable d'aimer, l'amour ne se décrétant pas à la première pichenette...!! S'ils savaient, d'abord, ce qu'elle en pense déjà, le froid du silence l'emporterait sur le chaud du vice...?! Qu'importe si M... est profondément amoureuse de A... qui l'est tout autant et ont de merveilleux enfants, qu'ils puissent un jour devenir, ensemble,  propriétaires...et continuer de vivre heureux...?! Et, d'ailleurs, Qu'a-t-il de plus, ce putain de parasite chanceux rapporté de A... que leur fils B... ?! Franchement... Bref ! L'amour ne se décrète pas, l'ignominie  tout autant...!! Je ne dois rien à personne si ce n'est à mes parents, mon amoureuse, à moi-même, d'aucuns diraient à Dieu... Je leur réglerais bien leur compte avant que  la peste et le choléra n'eussent pris trop d'élan.... si quelqu'un me mord, il me rappelle que j'ai des dents !! Laissons venir et, au moment opportun : bang, bang....!!



Mais, aller....Toute ressemblance, avec des personnes existantes ou ayant existé, ne serait que pure coïncidence, nous l'aurons bien compris....

Ce 14/07/2015, rien n'à changé et ne demande qu'à s'emplifier. ... La sentence approche, je suis serein.....!!