"Petre e parole lampate so listesse ! Pierres et paroles lancées sont pareilles...!" Proverbe des bergers d'Occhiatana, balagne corse.

dimanche 26 février 2012

Quand j'serai grand, j'épouserai maman...!!

Quand j'serai grand, j'épouserai maman...!!

Nous sommes en Auvergne vers 1950 entre le Puy-de-Dôme et le Cantal, au sein d'une paysannerie profonde entourée d'une riche et merveilleuse campagne encore un peu sauvage.
La guerre et son cortège de malheurs terrorisants restés encore chauds. De ces braise-là qui vous rappellent sans cesse que le "diable et sa peste" attendent derrière chaque porte, chaque fenêtre, voire chaque être...?!! Où les ombres du mal rodent encore, ceci dans le silence d'une vengeance contre la démocratie et le bonheur de tous, et qui reviendra. La peste tient toujours ses promesses... peu importe le véhicule, mais sévira... Les crises économiques leur sont des maladies opportunes , d'autres guerres!!
La scène se déroule dans une vieille ferme épargnée par les bombardements. Une mère: Jeanne ; un fils : Antoine ; deux soeurs : Françoise et Marthe.
Pourquoi dis-je "deux soeurs" et non "deux filles"? Pour une raison peu simple qu'encore à cette époque-là, les parents disaient "j'ai un fils et ses deux soeurs" ou bien plus rarement "j'ai Antoine et deux filles"!! Le garçon gardera le nom, les soeurs le perdront. L'héritage ne tenait qu'au nom porté, fort d'un chromosome ultra-microscopique x, dominateur culturel, marqueur mâle imprescriptible...
La mère:
Françoise !! Marthe !! Antoine arrive, je l'vois su'l'chemin près du chêne des Balkans...!! Aidez-le à s'déchausser... Il est épuisé, r'gardez comme il marche, mon p'tit...!!
Antoine entrait dans la grande salle et s'asseyait, plutôt s'effondrait sur la première chaise venue. Il tendait le pied droit à Françoise et l'autre à Marthe en vidant un verre de rouge de Cahors. Il sentait l'herbe et la sueur des champs. Les bottes, elles, la bouse... Elles s'exécutaient en silence, le regard baissé. Qui vit au milieu des bouses n'en sent plus l'odeur...!!
Antoine n'y voyait rien d'autre que de très normal. Il répétait ce qu'il avait toujours vu, connu de son père avant que le pauvre bougre ne meure au pied d'une meule, un jour de fenaison suite au passage de deux nazis SS éméchés. Ils furent abattus une heure plus tard sans remord, finis à la fourche mais allez donc remplacer un père...?!!
Il répétait donc ces gestes centenaires de ces hommes qui étaient les maîtres absolus. "Patrilinéarité" extra-muros, "matrilinéarité" intra-muros. Eux, c'étaient les champs, les bêtes, du vin, du tabac, la politique et pratiquement rien d'autre. Elles, s'occupaient du reste: "comme ils disaient, les vieux, alors...!!"
Antoine ne faisait rien à la maison sauf les travaux que les femmes ne pouvaient produire, malgré de visibles compétences visionnaires qui n'intéressaient personne. La vie était rude pour tous, des hommes ou des bêtes, le labeur se lisait dans chaque regard, chaque dos courbé, chaque silence, l'humiliation en moins pour les gars.
Les filles, elles, n'avaient pas le temps de penser à elles, enfin pas souvent. Il y avait bien le fils du maire, Dominique, qui reluquait la Marthe mais... Surtout dans le secret des meules...
La mère:
Allez ramasser l'linge et c'lui d'Antoine, vous l'r'pass'rez tout d'suite. Il n'a pu'rien à s'mèt sur l'dos, l'pauvre...!!
Les filles se regardaient en silence, de cette complicité à force d'obéissance réflexe, devenues insensibles aux "brimades".
La mère:
Alors mon grand, c'te'clôture, t'as assez d'piquets...?
Antoine:
Heureusement que l'Dominique était là, d'passage. Il m'en a j'té une bonne vingtaine près d'la fontaine des sénégalais. J'vais p'voir finir j'pense... C'tantôt dimanche, si m'sieur le curé m'laissera travailler l'jour du seigneur...?!
La mère:
Il est b'en l'Dominique, depuis que j'l'ai vu naître, il n'a jamais changé. Mais, y a p't'êt què'qu'chose là-d'ssous...? Vas don savoir un peu...?!! L'curé, j'en fais mon affaire...
Antoine:
En tous cas, il s'est pointé au bon moment, c'est bon p'l'vaches. Et si c'est bon pour elles, c'est qu'c'est bon pour nous...
La mère:
T'as pas froid au moins...? T'as faim...?
Antoine:
Non, t'inquiète pas tr....
Tellement inquiète qu'elle hurla les prénoms des soeurs....
La mère:
Aller ! Tout'les deux, v'voyez pas qui va attraper froid si vous n'lui préparez point à manger...?!! Aller, au boulot...! Sur les saintes huiles...!!
Les filles s'exécutaient sans broncher sauf que Marthe, la grande gueule lançait:
Marthe:
Il est pas à l'article d'la mort l'frérot, quand même...!! Et puis, y p'faire dix mèt pour s'réchauffer le cul d'vant l'feu...Nous, on a les vaches à traire, d'abord!!
La mère:
Vot'frère représente tout'la maison, nom d'Dieu...!! C'est l'fils aîné et l'chef d'famille maint'nant... Vous devriez avoir honte d'parler comme ça, folles qu'vous êtes...!! Faut s'aider ent'femmes...!!
Françoise:
Moi, j'ai rien dit, alors, parle à Marthe...!! C'est t'jours pareil, que c'soit l'une ou l'aut' qui parle, les deux morflent...!!
Antoine:
Laisse, m'an, j'peux m'débrouiller, t'sais, elles ont raison...
Le fils avait parlé, équivalant à une sentence de maître, c'était donc le bon signe d'un futur chef de clan, heu!! De famille ... La mère s'inclinait immédiatement.
Les années ont passé, Antoine avait été élevé comme un coq en pâte. Sa mère lui passait tout, ses frasques de célibataire, ses dettes, ses erreurs, ses imprudences, ses insuffisances, son ignorance, ses..., son..., Sa... Circonstances atténuantes héréditaires...!!
Les filles avaient été mariées à condition de rester près de la ferme au cas ou le frère aurait eu besoin d'elles. Elles ne devinrent libres qu'à la mort de leur mère partie trop seule. Enfin, libres...?
Antoine épousait la soeur de Dominique, Marie. Une gentille fille animée parfois d'assez bonnes réflexions sur les choses de la vie.
Antoine:
Marie !! Vin m'lever l'bottes, j'suis crevé...?!!
Marie:
J'n'ai pas l'temps !! Tu p'pas l'faire toi ?!!
Antoine:
C'est quoi c't'r'ponse, faut q'j'appelle mes soeurs maint'nant...?!!
Marie:
Non, mais, elles, c'est pas Marie, tu comprends...?! Combien d'fois faudra q'j'te dise que j'n'suis pas ta mère... Encore moins tes soeurs !? Sinon, va faire des mioches à tes soeurs ou ta mère... p'voir un peu...?!!!
Ils eurent deux enfants, une fille et un gars. Ils affublèrent la fille du prénom de la Jeanne, grand-mère soumise; au fils de celui du Raimond, grand-père assassiné... Elle, participa plus tard aux événements de 1968; lui, devint militaire en quête de ...Campagnes !!

Bref, tout est là... Antoine, remarquant que sa mère se fatiguait avec l'âge, comprit qu'il lui faudrait trouver femme... Non pas par amour car celui de sa mère en annihilait sa propre conception ou possibilité, mais pour remplacer sa mère et ses soeurs. Que faisait le taureau avec les vaches d'ailleurs : "l'amour...??" On ne refuse pas la nature, il paraît même qu'on ne la respecterait qu'en lui obéissant, alors...?!! C'est sûrement la parole d'un paysan du coin...?!
Les hommes gâtés par leurs mères comme le sont les fruits, dans leur grande majorité, attendent inconsciemment de leurs épouses une continuité maternelle. Difficile de comprendre qu'une épouse n'est pas Sa mère pour un garçon qui ne deviendra que très difficilement homme, disons adulte...!!
L'amour que lui prodiguait sa mère n'en était pas un en réalité, totalement excessif, étouffant toute construction de soi. Par extension, on peut même penser que trop d'amour prépare, bien souvent, les futurs divorces des fils.
Tout passer à un enfant revient à le rendre esclave des autres, pire, de lui-même, se croyant privilégié de tout, donc de rien. C'est lui préparer, inconsciemment, une probable solitude parfois fatale... S'il se sort de cela, une terrible et irrattrapable perte de temps...!! Le passé est un vent puissant qui emporte les graines de l'incertitude sans savoir où et quand elles germeront...?!! Et c'est bien ainsi...
On aime ses enfants, on les assiste autant que le devoir de parents s'impose mais, cela n'occulte pas, ne dédouane pas les mêmes enfants d'être autonomes, libres de s'assumer.
Se laver, se déchausser, balayer, faire la vaisselle, repasser son linge, travailler, étudier, bref..., se prendre en main avec pour postulat de savoir prendre sur soi.
La vie des femmes n'est vraiment pas simple. En moyenne, payées 20% de moins que les hommes après l'époque où elles devaient solliciter l'autorisation de travailler auprès de leurs maris. Les appeler "mademoiselle-s" est déjà une aberration. Elles ne peuvent uriner n'importe où. Sont obligées de se vêtir avec prudence face à une libido masculine sans relâche alors qu'elles ont autant la leur, les hommes étant heureusement si prévisibles. Enceintes, elles ne peuvent pas fumer, doivent se méfier de certains champignons, ne pas boire de l'alcool et toujours cette envie de pisser à chaque trou en voiture. Donner la vie est exceptionnel mais pourquoi dans la douleur ou pire, la mort...?!! Menstruations et ménopauses trop souvent causes de maladies hormonales parfois sérieuses... Le poids de la société, essentiellement taillée pour les hommes et d'innombrables frustrations, humiliations, ceci depuis des temps immémoriaux qui ont fait d'elles, de véritables forces mentales de la nature, insensibilisées aux relatifs tracas qui énervent capricieusement certains hommes. Ceux-là même qui "consulteraient" les psy. deux fois plus que les femmes...?!! Marthe et Françoise ne craignaient plus rien... Marie confirmait...!! La fille de Marie finalisait...!!
Les animaux l'ont bien compris, lorsque les petits commencent à faire mal aux mamelles, les mères leur font comprendre à leur façon et vertement d'aller voir ailleurs... Que leur liberté, leur responsabilité, leur courage, leur autonomie ne tiennent pas Que des parents mais essentiellement d'eux-mêmes jusqu'à leur dernier souffle. Il leur faut absolument se mesurer au monde !! Notre cerveau est décidément trop gros...!!
Paraît-il que nous serions des animaux...?
Moi, je veux être un oiseau... Mâle ou femelle...?

mercredi 22 février 2012

À toutes les Simones intemporelles...


À toutes les Simones intemporelles....

Dieu !! Ah là là … !! Toute une affaire, et, ceci pendant des années durant... Replongeant dans mes souvenirs d'enfance, je me revois au catéchisme. C'était surréaliste car, c'est à cette période que j'ai commencé à mentir. Nous étions réunis en groupe de garçons et filles du même âge, contraints par nos parents eux-mêmes, croyants parfois par défaut... Le souvenir de l'odeur des bougies allumées et éteintes s'est fixé à cette époque.
Le curé était un brave type dont le nom maintenant m'échappe... Il commençait benoîtement ses cours par une espèce de rigueur qui, au fil des mots, s'oubliant et paradoxalement, nous oubliant, faisait qu'il levait les yeux au ciel en ne parlant plus qu'avec lui-même dans une espèce de méditation contemplative, moment inespéré et opportun pour nous, qui, sûrs de nos pulsions ludiques, en profitions pour produire un maximum de bêtises.
Moi, j'étais assis à côté de Simone... Aaaaahhh Simone... !! Sa peau blanche éclaircissait mes nuits, ses yeux bleus, ses jambes oui elles étaient..., sa voix, son regard..... enfin, elle faisait de moi un.... mâle en devenir et ceci à son insu, autant qu'au mien d'ailleurs, tardivement sorti du ventre maternel comme bien des hommes, qui, en très grande majorité, y demeurent encore.... ?!!
Hasard génétique ? Le bal des hormones a commencé tôt chez moi, cela au détriment de nombreuses filles, ( plus que Benoît XVI mais bien moins que Johnny Hallyday ) rondelettes d'une instinctive préférence , moi, le stockfish sur pattes bourré de tics… !
Notre bon curé se démenait à nous faire comprendre ce que nous devions à Jésus, ce fils de Dieu, d'une mère qui, déjà à l'époque, n'avait rien demandé à personne, et d'un charpentier de père, magicien insémineur et célèbrissime cocu sans droit d'auteur... Drôle d'entame pour une histoire de 2000 ans... ?!! Le scénario dure encore et, vu l'infantilisme chronique inhérent aux humains... Demain ne fait pas l'horizon !!
Jeune, Dieu m'était un mystère. Simone m'était bien plus réelle et, assise à ma droite (!!), ma gauche n'existait plus d'où la fameuse perte des repères...
Comme elle était belle Simone !!! Devais-je remercier Dieu de « me » l'avoir assise là... ? Je verrai plus tard.... Revenons à Dieu le père et son existence ou pas... Combien de questions à la volée ?
Le curé :
Jésus est mort pour nous, les enfants !! Cloué par la cruauté des hommes et cependant pardonnés parce qu'ils ne savaient pas... !!
Mais, comment, pourquoi clouer quelqu'un sur une croix sans savoir pourquoi...Les romains étaient-ils si cons ?!! Vaste débat à un âge pré-hormonal... !
Moi à Simone :
T'as des poils toi ?
Elle :
Mais euh !! Tu me laisses ou j'en parle au père !!
Moi :
Pfff !! Il y comprendra rien, lui, il est pas sur terre ! Le temps qu'il redescende... On a le temps, hein ?!!
Elle :
Bon !! Eh bien, j'en parlerai à Mon père alors...
Là, force m'était de reconnaître un argument de poids, lui, bien terrestre... !! Mes hormones devaient avoir une conscience car je me taisais dans la seconde !! Puis, je m'évadais dans des pensées pré-pubertiques sur Dieu, la réalité et moi...Et Simone !! Pour qu'un adulte comme le curé arrivait à ce point croyant, il devait exister une raison ? Moi, l'idée d'un Dieu, c'était impossible ! Il a fait ceci, cela... Dit, agit comme ceci ou cela, récompense ou punit, infiniment juste, puissant et bon....
Mon œil !! À côté des jambes de Simone, rien n'y faisait, n'y ferait...!! Et en plus, il aurait fallu que je le remercie...?!!
Créer....?? Comment on peut faire l'univers à partir de rien... ?!! Rien ne vient de rien : « Ex nihilo nihil » !! Du grec Ktizein : tirer du néant... !! Expliquer le sens du verbe « créer » ? Je suis, ma foi, dans l'impossibilité de m'étendre sur le sujet. On construit une maison, on rédige, on imprime un livre, on étale la peinture mais « créer ».... ? Expliquer l'inexplicable par l'indéfinissable... ?!! Pourtant, le mot existe, il représente donc quelque chose... ?
Une autre fois...
Moi :
Je t'appelle ce soir, d'accord ?
Elle :
Nooonn !!
C'était clair... Mais tellement bon !! Même ses « non » me laissaient rêveur !! Des « oui » eussent-ils été trop faciles... ?!!
Elle en avait de l'esprit ma Simone !! Mais c'était le sien... Il était bien réel vu ce que ça m'en coûtait... Mais Dieu... ? Comment imaginer un instant l'immatériel créer le matériel... ? Mon envie était pourtant mentalement immatérielle et Simone si vraie ?!! Non... Une infinie litanie de zéro ne fera jamais une seule unité. 
Un être infini, c'est à dire infiniment bon, infiniment juste, infiniment infini, pouvait créer des êtres finis comme elle et moi... ? Certes, j'étais un merdeux « fabuleux » et elle « d'exception » mais finis tout de même... ?! Mystère infini !! Je revenais à Simone infinie... !! Histoire finie...
La semaine suivante, re-catéchisme...
Moi :
Salut ma chérie, tu m'aimes... ?
Elle :
Vas te faire soigner !! Tu me parles pas, j'te dis !!
Grand moment de solitude pubère... !! Je la ressentais ma Simone, si vous saviez....!!
Si Dieu détenait la matière en lui, c'est qu'elle existait déjà? Si il n'avais pas cette matière en lui, il lui aurait fallu la créer.... C'est donc qu'elle n'existait pas alors... ?!! Mais, Simone, elle, elle était bien là !! Les femmes seraient-elles des créatures magiques... ?!! Ça, adulte, je le croyais aisément aux moments extatiques et variés en particulier mais, passer de l'irréel à la réalité... L'idée ferait-elle le concret... ? Plus tard, je m'intéressais à la physique quantique, sans ne rien y comprendre d'ailleurs, meilleure façon de l'aborder... 
Elle était parfaite ma Simone.... Parfaite !! Mais comment le parfait pouvait-il créer l'imparfait... ? L'imparfait ne peut produire que de l'imparfait, de même que le parfait du parfais... Simone était imparfaite ? Ça non alors !! Pourtant mon envie, elle, elle l'était, parfaite...Merde alors !! Quels ravages ma Simone... !!
Donc, si l'univers est imparfait, nous étions tout deux imparfaits alors ?!! Je l'espérait tellement !!
Si l'univers a commencé, c'est qu'il n'existait pas... ? S'il n'a jamais commencé, c'est qu'il existait de tout temps ? Simone était éternelle, c'est sûr !!
Une autre semaine...
Elle : (d'emblée)
T'me lâches, c'est clair !!
Moi :
Je t'ai rien  dit encore, écoute-moi ...?!
Elle : ( les flatteries faisant leurs effets à l'usure...)
Je veux bien mais.....on se parlera un peu...
Moi :
Alors, t'as des poils... ?!!
Elle : (les yeux au ciel, exaspérée...)
S'ils sont tous comme ça... !!!?
Ça me regarde... ! Avec un petit sourire malicieux...
Eh oui, Simone ! Ils sont comme ça les hommes et le restent longtemps.... Mais ils finissent parfois par changer, enfin... !! Aux femmes de "construire", façonner leurs hommes...
Dieu, lui, serait immuables ? Comment aurait-il pu créer un univers qui n'a comme constante que d'évoluer ? Comment l'infinie stabilité pourrait-elle créer le changement constant et perpétuel ? Simone et moi grandissions, vieillissions, c'était donc démonstratif d'une évolution certaine... Mais le curé, lui, affirmait le contraire par Sa symbolique... Fallait être courageux pour affirmer autant... ?!! Affirmer crée la négation... !!
Si il y a un effet, il y a donc cause ? Simone produisait bien de l'effet à mon endroit mais la cause ? Ma nature fantasmatique masculine ou féminine qu'était la sienne étaient-elles causales ? C'est infiniment lourd … !! La chaussure ne vient pas toute seule, il a bien fallu un cordonnier après l'idée... ?!!
Simone avait fini par m'envoyer balader, je ne l'avais pas volé !! C'était bel et bien fini, ma Simone s'éloignait vers un horizon qui exprimait toute l'étendue de mes frustrations. Ma mère était là, je ne risquais rien. Mon père... Pas très loin !
Croire est inhérent aux êtres fragiles que nous sommes tous. Les résistants cèdent un jour ou l'autre. À quiconque, force de conviction est absolument indispensable, Dieu ou tout autre sujet, peu importe. Créer, croire, crédit sont tous cousins et construisent l'être humain. Longtemps, je n'ai pas cru en Dieu, peut-être parce qu'ayant perdu un enfant... ? Vraiment pas.
Puis, « l'apparition » d'une femme se fit. La grâce qui l'anime me porte, m'anime, me transcende... Alors, le doute c'est emparé de moi et je ne crache plus sur Dieu ! L'amour est une "valeur" probablement aléatoire mais tant qu'il dure, il est réel et c'est maintenant. S'appeler Ange n'est rien à côté de cela...!!!
Pourtant, qu'est devenue Simone.... ?!!

Notre père qui est aux cieux
Que ton nom soit sanctifié
Que ton règne vienne
Que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel
Donne-nous aujourd'hui...... Euuuh ??

Qu'est-ce qu'il donne déjà... Un truc à bouffer je crois...?? Merde !!?

Simone !! Simone !! C'est quoi la fin déjà....?!!! Tu es là....?!!!








vendredi 17 février 2012

des mots....


Des mots....

Un mot, quoi de plus banal ? Un bon mot ; un gros mot à I.M.C. parfois record ; un grand mot ; mot à mot ; prendre au mot ; se payer de mots ; le dernier mot ; au bas mot ; le fin mot ...
Voiture, maman, lui, arbre, indicible, connard, mer, homme, femme, fer, dictionnaire, amour, vie, mort, infini, zéro, tout, rien, etc.........
Que sont les mots ? Des vecteurs ? Des tremplins ? Des images ? Des idées ? Et puis ou alors, de façon plus spéciale : des concepts opérationnels !! Un peu tout à la fois... Et rien à la façon de Franck Lepage*... 
Les mots ont leurs personnalités, leurs goûts, leurs sons, leurs formes, leurs sens... Le cimetière des livres existerait... Le cimetière des mots n'existe pas. Ils sont là, tout près de nous, ils ont un pouvoir « quantique »... et infiniment universel !
Des vecteurs, oui. Des tremplins, cousins des premiers. Des images ? Oui, des hommes des cavernes en passant par les peintres les plus sublimes en atteignant les bandes dessinées les plus allégoriques, oui, bien évidemment. Des idées, oui avec pour véhicules, des mots forts... Creux, puissants, faibles, authentiques...!!
Les mots sont probablement plus anciens que l'écriture et les nombreuses civilisations qui s'échafaudaient sur l'oralité en sont les illustres représentations. Leur essence vocale en précédait l'existence scripturale dirait un sartrien. On parlait, on se comprenait avant d'écrire... Un bras d'honneur reste tout de même assez explicite, on peut, sans problème, aller jusqu'à implicite sans grande difficulté... !!
Mais, en ce qui concerne les concepts opérationnels, là, nous touchons à la manipulation par les mots ? Qui connaît le sens des mots peut tenir le monde. Faire les modes, défaire les réalités, éclaircir le sombre, rendre les ténèbres paradisiaques, faire se pâmer l'amour, faire danser les princes ou écraser les malheureux, faire rire les idiots, faire pleurer les joyeux, ravir les intelligents, faire les guerres, les chômeurs, les paix, les richesses usurières, produire de l'esprit, les solitudes, les subprimes.... Les mots ne viennent pas forcément à nous, raison de plus pour aller les appréhender en rêvant d'en être les propriétaires. À qui appartiennent-ils ? À tous donc à personne...
Au choix d'une liste loin d'être exhaustive :
Devenir «  l'acteur de sa propre vie », « l'acteur de son propre changement » nous donne la « pléonasmite aiguë.... !!
Des S.D.F, c'est bien plus précis que clochard... Mais c'est bien sûr... !!
On préfère des non-voyants car aveugles, c'est trop visible.... !
Un mal-entendant, c'est assourdissant de précision ....
Et puis un surchargé pondéral, c'est lourd, c'est lourd... ! Mais, paradoxalement, ça allège les  phrases, la "syntaxe" !!
Un "fabuleux fantastique" : technicien de surface, ça fait des ingénieurs des déchets...
Plan de sauvegarde de l'emploi plutôt que licenciements collectifs : ça fait moins désordre...!!
L'hôtel de police vous souhaite une très bonne nuit... !
Mise en examen, c'est plus sérieux, ça fait moins stresser... Mandat de dépôt est plus clair !!
La flexibilité ( déréglementation du travail ) veut dire souplesse, vous l'aurez compris... Les Anglais, eux, préfèrent employabilité... Si l'on a la chance d'approcher le caractère de ce qui est employable... ?!!
Pour ne plus parler de subordination, on nous inculque la culture d'entreprise pour bien obéir, évidemment...
Les chefs du personnel sont transformés en gestionnaires des ressources humaines... Pas pétrolières, on l'a échappé belle... On nous imaginerait en pompe... ?! Quoi que...!!?
Des exploités, une fois sortis du chapeau patronal, se retrouvent exclus... Des gens qui n'ont, finalement, pas de bol … afin de ne pas se poser cette putain de question, à savoir qui exploite qui ...!
Licenciements collectifs des restructurations d'entreprises : on refait les murs, on change le personnel, mais parfois ailleurs ...
Les patrons, empruntant au vocabulaire d'Auschwitz, parlaient de dégraissage...! Dégraisser le mammouth...?! Il (un ancien ministre de l'éducastration nationale) ne s'en rendait "allègre-ment" pas compte le pauvre bougre ! Celui-là même qui conseillait à la population de ne pas céder à la psychose face aux "problèmes" de l'amiante...
Les syndicats, des services de proximité sociale...!
Du sens à la rigueur... De l'humanité peut-être que.... ?
Compétence remplaçant métier et/ou qualification....Par pur hasard !
Non, la langue n'est pas cet informe mouvement du vide, elle est au contraire porteuse de vie et de mort, celle-ci, finement structurée. La langue est éminemment politique....! Toute astuce sémantique servant les pouvoirs oligarchiques, politiques ou autres néfastes, appauvrissent la pensée donc le sens, donc la vie. Tout est à dessein...
Par exemple le mot aveugle comporte bien des déclinaisons : «  aveuglant (e), aveuglement, aveuglé (e), aveugle-né (e), aveugler, aveuglette ... ». Voilà autant de mots afin de pouvoir s'exprimer selon une réalité des choses, des conjonctures voire de conjectures. Allez multiplier autant de phrases différentes de sens avec « non-voyant... » ?!! Combien de déclinaisons pour « non-voyant » ?
Avancer à l'aveuglette : à la non-voyantette ? ; aveugler : non-voyanter? ; aveugle-né : non-voyant né ? ; aveuglément : non-voyantément....? Avec peu de mots, les phrases se meurent lentement, leur sens fuyant goutte à goutte... Clepsydre empoisonné du peuple croyant, écoutant, confiant !!
S.D.F. ? Technicien des surfaces ? Hôtel de police ? Hôtel de ville ? Hôtel de passes serait plus efficient !! Les ressources humaines ? Modernisation ( mot très dangereux......!! ) Du travail, de la sécurité sociale, du temps de travail, de l'économie entrepreneuriale mais surtout financière, de l'état, de la retraite, des droits fondamentaux... ( Patriot act ) ? Demandeurs d'emplois.... J'en passe des meilleures...
Une guerre est menée, plus insidieuse, celle des mots !! Les concepts opérationnels donnent vie et mort au sens. Plus de sens, plus de réflexion, plus de vie... Répétons-le comme autant de coups de marteau sur un clou, il faut que ça rentre !! Ils charpentent la perception des choses, fabriquent une autre réalité, celle qui fait de nous des esclaves. Les véritables prédateurs, c'est l'oligarchie néo-libérale, néo-politique, néo-médiatique et leurs serviteurs corollaires de la pensée unique, la leur, des 1% contre les 99% des crédules, d'autant plus que ces derniers croient le contraire. Pauvre 99 %... !! Sais-tu que le pyramidion ne serait rien sans la base qui le porte ?!! Sais-tu que ce même pyramidion est le plus exposé au soleil...?!!
J'ai fréquenté des riches à une période de ma vie, je veux dire des milliardaires. Eh oui !! Ils ne sont ni plus ni moins humains que d'autres. Croyez bien que la peur d'être ruiné, ce qui les rend fous, rejoint celle de ne pas arriver à boucler les fins de mois... ! Ils ont par contre une très forte et lucide conscience de classe. Un milliardaire essayera de ruiner un autre, ceci sans pitié, mais, si leurs intérêts de classe sont menacés, ils savent s'unir et devenir stratèges. À ce moment-là, ils apprécient le communisme comme valeur concrète... !!!
Leurs mots sont variés, châtiés, sensés, pesés, sournois, autoritaires...Bizarrement, pas toujours dénués de gentillesse, parfois même avec un « s »... Ils sont leurs premières armes (toujours les mots), sont extrêmement cultivés et savent se faire obéir... Qualité essentielle au sens propre du mot, paraît-il, d'un véritable maître de maison.
Lors des repas, les tables sont augmentées, agrémentées, pour ne pas dire achalandées, de scientifiques, de politiques, d'historiens, d'économistes, de musiciens, de cinéastes, d'écrivains, de poètes, de lettrés, d'officiers militaires.... Je l'atteste par ma présence en leur sein jusqu'à que je comprenne leur être un amusement, peut-être même à leur fils...Je l'aimais bien, Gilles !! Leurs enfants baignent dans un océan de savoirs, de culture (s), plusieurs langues, du droit, de l'économie, et, sans fournir les mêmes efforts qu'un enfant de « pauvres », s'essuient leurs bouches en fin de repas d'une nourriture multiple autant que profonde. La routine...! Prendre l'habitude de vivre au milieu de réunions intellectuelles aussi redondantes rend l'école facile, à moins de n'être qu'une bourrique argentée... Ils ne sont tout de même pas fautifs de leur naissance après tout. Béhaviorisme naturellement bien dosé...L'école est à table... Bon appétit !!
George Orwell cherchait à révéler un rapport entre le langage et son organisation sociale, entre la langue de la démocratie et celle de la plus infâme dictature... Il écrivait « 1984 » !! La novlangue, vous connaissez...?!! Nous sommes en 3001...
Aux mots citoyens !!! Aux livres mes amis !! Les manipulations à la lanterne !!!

* http://www.youtube.com/watch?v=oNJo-E4MEk8

http://www.dailymotion.com/video/xgxczf_atelier-scop-le-pave-franck-lepage-fsl56_news




mercredi 15 février 2012

De l'éducation....


De l'éducation...

Éduquer un enfant... ? Plantez un arbre de travers dès le début, il continuera tordu. On ne pourra le redresser qu'en lui imposant un tuteur. Nous savons, de la même manière, que, seule, l'éducation apprend, prépare à la liberté, la sienne j'entends...
J'avais dix ou onze ans. Je me souviens très bien. L'hiver, cette année-là, était particulièrement ventée, beaucoup de puissants mistrals, multipliant par trois la sensation de froid. 
Ma mère était absente à cause d'une sérieuse maladie pulmonaire, mon père rentrait tard le soir. Mes grands-parents se dévouaient donc à la tâche afin de me garder.
Je me trouvais, un soir, devant la fenêtre de la cuisine à faire des dessins sur les vitres recouvertes de buée. Quel est l'enfant qui n'a pas joué avec la buée... ? La nuit gagnait sur le jour et je regardais un clochard, à l’abri du vent, encore éveillé.
Ma grand-mère, Francesca mais cecca pour les intimes, toujours très austère en parole, concrète en actes, m'observait à mon insu...
Elle :
Ange, qu'est-ce que tu vois, là maintenant ?
Moi :
Mémé, je regarde dehors ; il doit faire vraiment froid !
Elle :
Non mais, là, en ce moment, tu vois quoi ?
Allons donc savoir, à quoi les enfants de dix ou onze ans peuvent penser... ? Le monde est tellement vaste et eux si petits... ?
Moi :
Eh bien je....... Je me lançais car avec une femme si forte et douée d'un bon sens si aiguisé, il fallait être prudent. Sinon, la sentence ne tarderait pas... !
Eh bien euuuuh, je regardais ce monsieur là-bas. Pourquoi il reste dehors et au froid … ?
Elle :
Bon. Regarde bien. Je vais préparer un petit paquet et, pendant ce temps, observe avec grande attention cette personne, car tout deux, après être descendus, j'aurai quelques questions à te poser...
Totalement pris à froid et mes ignorances dues à l'âge, me voilà saisi d'un trac épouvantable de ne pouvoir accéder à la curiosité de cette grande Dame, si simple mais au regard droit et fier.
Moi :
Eh bien mémé, je.... je sais pas moi...... il a froid, il a faim, il est seul.... Il est peut-être malade mémé... ?! Ou bien, il est peut-être saoul... ?! Le papa de Jean, tu sais, Jean mon copain... Eh bien il boit parce que la maman de Jean est partie au ciel.... comme elle redescend jamais, alors il doit se sentir bien seul, c'est peut-être pour ça qu'il boit... ?!! Lui aussi, peut-être que sa femme l'a abandonné... ?!!
Elle :
Peut-être ! Peut-être... ! Mais reste simple et regarde. Le paquet est prêt...
Et me prenant par les épaules en se baissant afin d'ajuster son regard au mien, d'un air grave :
Tu vas me suivre et tu ne feras aucun bruit, aucun je te dis !!! Je te l'ordonne !! Tu ne reparleras que lorsqu'on sera de retour à la maison, d'accord... ?
Mais qu'est ce qu'elle me voulait non d'une pipe ?!! Impossible de comprendre, je m’exécutais... Arrivés devant le pauvre bougre vers qui ma grand-mère avait prudemment pris le soin de bien être sûre de son endormissement, me regardant, l'index sur ses lèvres...
Elle déposait le paquet de nourriture, un petit quart de vin, le plus silencieusement possible, d'une délicatesse qui m'étonnait d'elle, paysanne de chair, de parole et de labeurs, elle si dure avec elle-même voire les autres, à côté de cet homme si malheureux, sans le réveiller.
Remontés au domicile commun, elle m'interpellait sentencieusement :
Elle :
Alors, qu'est ce que tu as vu... ?  ( Entendez le verbe "voir" lourd de sens ? ) 
Totalement perdu je lui répétais qu'il était peut-être saoul, gelé, seul, sale, perdu.... Que fallait-il dire, c'était terrible... ?!!
Elle :
Oui, tout ça c'est "bien" mais quoi encore... ?
Moi :
Mémé, tu me fais peur, en plus je devrais être couché... !
Elle :
Papa, je m'en charge... Alors, quoi encore... ?
Je m'y vois encore à cinquante-cinq ans, en ce moment même où je rédige maladroitement ce petit moment de mémoire, aussi bref que grandiose... Parfois avec quelques larmes intérieures !!
Elle :
C'est tout ?! Dis donc... ! Alors voilà... Deux choses à retenir : « Lorsque tu fais une "charité", fais-le, tais-toi et vas t-en !! Première leçon... » Et la deuxième, d'après toi ?
Moi :
Euuuh..... ?!!
Elle :
Mais parce qu'il a une dignité... !! Une dignité non de Dieu... !! Pourquoi lui infliger un"merci" au moment de sa vie le plus dur... ?!! Tu offres et tu t'en vas, point !! Tu comprends maintenant... ?!! Fais-moi le serment de t'en souvenir à jamais...?!!!

Je suis marqué au fer de ma parole donnée et voilà cette leçon lancée au monde....!!! Qu'elle sème l'espoir dans les consciences....
Alors, maintenant, vous comprendrez dans quoi j'ai été pétri... L'honneur, la dignité, dur à la douleur quand on ne mange pas à sa faim et cela ne m'a pas toujours été simple. J'étais certain d'avoir tout vu et, par une indifférence qui s'était installée petit à petit par  mon relatif confort, sa dignité m'était complètement disparate au point d'en être inexistante. Je n'avais donc pas encore pris conscience de la mienne...! Les défauts des autres sont toujours plus "brillants" que les nôtres, c'est bien connu...
Ma grand-mère balayait dignement et naturellement devant sa porte en ignorant l'existence d'un Sartre. Quelle leçon !! À ce jour, je n'ai jamais regardé, entendu, ressenti une personne, avec, d'abord, où pouvait se nicher cette fabuleuse dignité qui fait de nous et notre vie, à des niveaux différents, des êtres fiers...Silencieux de l'être.... Tolérants... Mais surtout dignes !!
Les dignes se reconnaîtront.... Les indignes de même.....!!

samedi 11 février 2012

Faux miroir.....

 Faux miroir...

( Une fiction suggestive avec mon épouse bien plus intelligente et cultivée qu'elle n'est présentée dans ce post )

C'était un jour de repos, de calme. Ils sont rares. La rareté des choses amplifierait leur valeur...? Mais je ne recommencerait pas avec le "concept" aventurier du mot "valeur". Bref ! Un soleil radieux, un petit vent frais, très léger, peu de promeneurs par cette journée pourtant si belle...
La journée s'annonçait donc constructive et tranquille. Pas d'enfants, pas de femme...!! Imaginez...? Seul !!! Je décidais (au diable le passé simple !) de faire le tour des kiosques à journaux. Puis, si temps m'était permis, quelques bouquinistes et librairies.
Un premier kiosque à l'angle d'un vieux collège Louis Philippe, et, une première revue people attirant mon regard... Sophie Davant était en fait avec Éric Orsenna... Quelle histoire !!! Qui aurait pu imaginer, un seul instant, une telle union ? Elle si jolie, si fraîche... À la télé. Oh là là !! On ne s'imagine pas le nombre d'unions dans un show biz si, paraît-il, très dur... 
On chauffait la pelouse du stade et deux malheureux se gelaient. "Paradoxe" de la vie urbaine... 
Un deuxième kiosque m'attire, je m'approche, et, paf !!! Valérie Nataf et la vérité sur sa descente aux enfers...!! Rien qu'à penser l'enfer, j'en tremble d'avance !! Valérie en enfer, c'est impensable !! Mais la vie est ainsi faite et le paradis n'est accessible qu'aux âmes pures... enfin, de ce que j'y comprends n'est-ce-pas... surtout quand on s'appelle, comme moi, Ange de son prénom, c'est épique... ?!!
J'aidais un aveugle à traverser la rue. Me voilà évadé dans des pensées métaphysiques, jusqu'à.....
Un troisième kiosque. Celui-là au milieu des gaz d'échappements. Il était pourtant très joli. D'un style mille neuf cent je crois, tout en fonte d'un vert foncé...? Enfin bref... Vanessa Paradis et ses problèmes conjugaux qui faisaient du mal à ses enfants ! Horrible !! Qui supporterait une telle souffrance ?! Ses enfants..?! La réussite d'une chanteuse, d'une actrice est déjà si difficile à porter au cénacle... Ce devait être terrible et je le pensais vraiment !!
J'offrais une pièce à un clochard, là, couché, que les gens enjambaient...
Au quatrième kiosque, un peu déçu de n'y lire que des événements de chanteurs, les tabloïds de couleurs vives envahissant les étals , d'acteurs et autres du même acabit, je décidais de m'intéresser à d'autres choses, d'autres personnages.... Conscient d'une "chose", on ne vénère pas une personne, la respecter simplement suffit.
Poutine ! Voilà un thème !! Poutine ne serait-il pas si démocrate après tout ? C'est vrai que nous pouvons nous poser la question... Les russes ont peut-être subi les affres du communisme  mais maintenant, ils connaissent le drame du chômage en plein capitalisme sauvage ?!! Voilà que je m'engage dans une réflexion peut-être philosophique, sûrement néophyte, sur ce fait d'actualité politique, internationale...
Un cinquième kiosque m'interpelle sur Sarkozy : sera-t-il candidat ? Rachida Dati avec Lindon ?! Aaaaaaahhhhhhhhhhhhhh...!!!
Je n'en pouvais plus, je décidais de rentrer dans la librairie d'en face. Là-bas, j'aurai plaisir à choisir un ouvrage intéressant. Acheter un livre, c'est toujours plus qu'un cadeau, c'est un ami qui entre et rentre en vous puis vous accompagne jusqu'à la fin de vos jours. Certains plus que d'autres naturellement ... !!
Librairie fermée à deux minutes près...! Je rage, je tempête, je cris à l'injustice !! Quelle frustration...!!
Sur le chemin du retour, en voiture, France Culture et l'amour des livres... J'ai failli avoir un accident !! Pourtant, qu'elle était belle cette journée...!!
Le temps passe et ne se rattrape pas, non d'un brave chien...!!!
De dix heures du matin à vingt heures et deux minutes, j'ai perdu dix heures et deux minutes à m'occuper de ragots peoples, à perdre mon temps en conjectures passives ...
J'ai donné et dilapidé en fait Dix heures et deux putains de minutes de ma vie à des futilités massacrantes !!! Avec ce genre d'incessantes médisances, on finit toujours cocu....Et toujours avec sa vie à construire et à découvrir ; le cul des autres n'est pas plus marron ailleurs... !!! À regarder la vie des autres, on ne sens plus passer la sienne, on peut perdre sa place.
 Non pas que la vie des gens soit ennuyante... Mais la mienne n'est pas si laide après tout... L'égoïsme positif, ça existe, j'en suis sûr...! Une si belle journée...
Arrivé à la maison, ma merveilleuse femme :" T'as vu Johnny Halliday...?!!
Je respire et lui rétorque : " Et Michel Onfray, tu sais qu'il vient de publier un autre...?"
Ne pouvant finir ma phrase, elle m'assénait d'un :" Ah !! C'est qui...?!!
Je lachais :"Eh bien... Euuuh...?!!"
Alors, me voilà en train d'écrire ça...! Vous me comprenez..?!! il était trop beau ce soleil...
Au fait : "Onfray...?!!"

jeudi 9 février 2012

De la valeur...

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Attribuer de la valeur à quelque chose, quelqu'un, à l'imaginaire, à ça, lui, elle, eux, l'autre.... Et moi ?!
Ma chérie ? Inestimable !! Mes enfants, infiniment inestimable...!!
La valeur est dans les yeux de celui ou celle qui regarde, dans le cœur de celui ou celle qui ressent, dans la main de celui ou celle qui touche. La valeur est une notion changeante, mouvante, instable, contingente, marginale dans le temps et les conjonctures. Elle n'occupe pas un point fixe dans le temps et l'espace, encore moins dans l'esprit d'où, d'ailleurs, l'évaluation émane. Tout juste la photographie d'un indéfinissable instant.
Aux temps anciens, c'était la valeur du mérite, des qualités d'une personne, mais toujours relatives parce qu'humaines, irréversiblement humaines. La valeur d'un mot dans une phrase, d'un être dans un ensemble social, d'un seul coquelicot dans un grand champ de blés, d'une couleur, d'un son, d'un don, d'un regard, d'une toile, d'une sculpture.... Bref, qu'est ce qui vaut valeur...?! Non d'une pépite !!
L'étymologie du mot reste simple : du latin valorem, acc. de valor "valeur". (Valoir, avoir de la valeur, avoir de la vertu. La valeur est ce que représente quelqu'un ou quelque chose, quantitativement, financièrement, qualitativement ou symboliquement) ...
Avec le temps, ce mot, comme le parcours et l'histoire polysémiques de tous les mots, est passé par des dizaines de sens pour stagner en sciences économiques, quand bien même, le terme "sciences" peut être aléatoire en économie. Valeur ajoutée, d'échange, d'usage, relative (plus approprié), mise en valeur...
La valeur de l'or, du fait qu'il est rare ? Mais cela n'a pas toujours été la réalité ! Chez les civilisations mayas, aztèques, africaines, amérindiennes et au sein de tant de contrées puis chez bien des peuplades civilisationnelles ou pas, l'or était considéré comme valeur esthétique, religieuse... Cette valeur s'est retrouvée parfois platonicienne, tantôt aristotélicienne... Passons les siècles ...
Valeur sûre ? À quoi servirait une tonne d'or dans un désert sans eau à disposition ? A-t-on vraiment soif près d'une fontaine...? Question ridicule voire stérile...? Devant une maladie incurable ? Images extrêmes ?!!
Ceci vaut tant ou tant ! Mais, comment calculer un prix ? Vaste débat ! C'est (ce serait) le besoin, me semble-t-il, qui édifierait la valeur, l'importance de quelque chose. Quant au prix, il ne peut être fixé QUE par convention sociale dans le sens où ce sont les affects qui opèrent la valorisation des biens et besoins et au bouillon de l'avidité humaine. J'accorde beaucoup d'importance (de valeur !!) à cette phrase.
Le désir provoque le besoin, c'est selon ou inversement... sacré désir !! Désirer est sidérant !! Cela vient du latin "desiderare" et voudrait dire "regretter l'étoile disparue"...
Atteindre une étoile, à voir...?! Et pour cause, en état de normalité, désirer est un acte sans issue parce qu'incessamment renouvelable. On désire sans cesse car l'on court toujours après ce qui nous manque, ce que l'on n'a pas tel Sisyphe... Ce que l'on aimerait avoir nous tient, nous possède. Un peu comme "croire" qui ne ferait de nous QUE des croyants...? Autant des incroyants...? Consommer à l'aveuglette...
Les spécialistes du désir ont fait de nous des consuméristes perdus car des consommateurs avertis annihilerait toute commerce rentable, à ne pas corréler avec l'économie en tant que discipline... Chaotique ou aléatoire...! Nous n'avons plus la notion de valeur "essentielle", car, ce qui a de la valeur n'a pas de prix, après tout.
Un extrait d'x Files :" Ils possédaient des boîtes et des boîtes de choses attendant d'être utilisées un jour, et pourtant, Les Klein avaient l'air pauvres." ( et j'ajouterais "malheureux"...)
Cette crise économique, créée de toute pièce par des propriétaires d'hedge funds, spéculateurs prédateurs, ne considèrent QUE ce qui leur paraît rentable. Ce qui n'a pas de prix, à leurs yeux, n'a pas de valeur. Eh bien non !!! Ils sont, avec la collaboration d'un grand nombre de personnages politiques et de communicants vérolés, véritables traîtres aux nations, aux patries, pire, à la démocratie, les dangers du monde...!! J'ai peur pour mes enfants, la révolution française n'est apparemment pas finie... Nous sommes en 1788...!! J'ai faim, il faut que j'aille déjeuner... C'est indispensable. Valeur énergétique ; valeur nutritive...
Utile ? Nécessaire ? Indispensable ? Incontournable ? J'ai le tournis...!!
À brûle-pourpoint, ça vaut ce que ça vaut...

mardi 7 février 2012

lire ou voir...?



Lire ou voir...?

Réfléchir comme le propose le philosophe ou végéter comme le poireau...? Quand bien même, une tarte aux poireaux fût-elle excellente... et, de plus, diurétique.
Lorsque nous regardons cette fenêtre télévisuelle, micro morceau d'un monde déstructurant, les images défilent si rapidement que le cerveau n'arrive pas à gérer, à interpréter, donner du sens. Il fait ce qu'il peut le pauvre...
Lorsqu'on regarde une image très (trop) rapide, la rétine (persistance rétinienne) est imprégnée par celle-ci puis met un temps plus long à s'effacer selon l'intensité lumineuse de l'image, ceci au-dessus de 50 millisecondes.
Ce temps d'effacement que doit gérer le cerveau n'est pas fini qu'une autre image imprègne la même rétine alors que le premier effacement n'est pas finalisé.
Cette superposition par accumulation (s) rend difficile la pensée car le pauvre cerveau doit traiter une multitude de surimpressions successives. Une multitude d'images arrivant au cerveau inhibe la réflexion, même de base, pour ne rester QU'avec une impression de la réalité.
Le tour est joué, la pensée se fait compliquée, cette succession d'images fait qu'on ne nous stimule qu'à la hauteur de ce qu'on nous laisse à penser, ceci d'une façon savamment dosée et en perfusion. Tout simplement parce que voir ne suffit pas pour penser...! Trop de signifiants visuels est insignifiant...
Élémentaire, dira-t-on...?! Pas si simple...
L'image d'un cheval mélangée à celle d'un platane dévie du plus court chemin vers la réalité simple du moment, la multiplication devient soustraction... Un peu comme nager et courir en même temps...
Faire plusieurs choses en même temps complexifie la réalité. détourne la projection du moi dans le temps et l'espace.
Lire un livre est actif, regarder la télévision est passif !! La vidéo-sphère ne demande que peu d'efforts et fait le bruit espéré, attendu, dans la mesure où la névrose précède toujours l'acte ; la scripto-sphère demande de la volonté et impose le (du) silence. Silence qui fait peur bien souvent. Horreur !! Se retrouver avec soi-même... et ses ombres...!!! Le danger de perdre sa place à vouloir être quelqu'un d'autre, schizophrène à son insu, drôle de formule...
C'est tellement plus facile de ne pas penser après le boulot et cela, pour faire court, depuis les romains... Ne pas réfléchir, c'est comme ne pas entraîner un muscle. Notre vie n'est plus existentielle. Bonjour poireau...!! Nous sommes, maintenant, d'égal à égal, au niveau des poireaux, qui, plus nombreux, meilleure sera la soupe... Et "les puissants ne sont debouts que parce que nous sommes à genoux" (La Boétie) Dans ce cas, avoir mal aux genoux est bien mérité!!
Toutes ces séries télévisées, parfois définies abusivement de "réalité", le plus souvent américaines, qui déversent dans nos esprits fainéants des "anges", des "vampires", des "sorcières", des "démons", des "loups-garous", des "karatékas aux envols psychédéliques", des "géants verts", des "familles aux super pouvoirs", etc... nous mettent sous emprise dans le but de nous conserver dans un infantilisme débile.
Lorsque "Desperate Housewives" fait un carton, on est plein de "tests de Milgram", celui-ci pouvant s'utiliser autrement que pour notre niveau de soumission à l'autorité. Encore que...? Nous déculpabilise de notre médisance, de nos perversions, de notre perversité. Ouff !! Nous voilà avertis ! Souriez... ! On vous observe... !! Aucune inquiétude, c'est indolore...