Nous croisons bien des gens dans une vie et chacune des personnes rappelle l'identité unique du soi tel que chaque vague ne se ressemble jamais...Un ancien collègue au pseudo méridional de "dgèri" (phonétique) était d'une jalousie quasi éternelle et extra compulsive (pléonasme...?), les femmes de sa vie et surtout la dernière vivaient un calvaire incroyable...!! La jalousie est une maladie profonde, structurée avec le temps et surtout le vécu de l'atteint, du malade, pathologique...!
C'est une dictature réflexe et rien ne peut l'entraver jusqu'à...! Tout est sujet à méfiance, caution, vérification, accusation, etc. On ne s'en sort pas avec un jaloux/se...!! On se retrouve nassé dans un cul de sac mental duquel, pour s'en évader, demande et impose un rapport de force violent quitte à y laisser un morceau de soi derrière...!!
Les jaloux, envieux, etc. ne peuvent faire autrement que de posséder car en réalité, ils ne se possèdent pas eux-mêmes...! Enfermés entre leurs quatre murs, sous un plafond écrasant et un plancher hermétique, se retrouvent dans une fuite en avant, produisant leurs propres malheurs et surtout ceux des autres...!
Certes, il faudrait aller chercher et fouiller, enquêter, dans l'histoire du malade et l'on y trouve généralement bien des traumatismes, des vécus violents, etc. Peu se sont soignés et ont "résilié" leurs passés, s'en sont sortis par la plus noble réponse possible vis-à-vis d'eux-mêmes, mais la grande majorité cède par lâcheté (...) au laisser aller jusqu'à , parfois, la tragédie absolue, le meurtre...!
Un être n'appartient qu'à lui-même, dans sa souveraineté absolue, il choisit sa liberté afin de pouvoir avancer dans ce monde et sa vie, l'existence de soi est un trésor inviolable, inconditionnel, irréfragable, voire hermétique...! Et sur ce constat, l'on peut se lancer dans une aventure avec l'autre puisqu'il n'y a aucune contrainte sinon celle de faire, autant que possible, le moins de mal possible à autrui...! Ceci dit, la liberté impose parfois de faire du mal, c'est ainsi...! Le moins libre souffre davantage...!
Notre "dgèri", toulonnais de son état géographique, surveillait et faisait surveiller sa femme, au point de tout faire afin de se retrouver au chômage, avec du temps libre à foison et de pouvoir la surveiller à volonté. Un jaloux est exactement le contraire de la liberté, c'est un bagnard de lui-même, qui, malheureusement, en arrive à assassiner l'autre, n'ayant strictement rien résolu de son état...!! Il s'assigne à résidence en assignant l'autre pour se sentir moins seul...! Quand on aime, on ne peut pas être indifférent, certes mais de là à posséder, ce n'est plus de l'amour et, dans tous les cas, un jaloux est incapable d'aimer car son monde se réduit à lui-même...! J'avais lu un livre naguère au titre évocateur " le destin d'un toxicomane" et sans résilience, l'on peut tout autant paraphraser en "le destin du jaloux, de l'aveugle..." ! Comme les lépreux naguère, on devrait leur accrocher une clochette...?!!
Donc, l'ayant perdu de vue quelques années puis pour l'avoir croisé à nouveau, c'était dans l'ancien hôpital de la ville, à l'étage des cancéreux...! Moi, si peu physionomiste, le reconnaissait et m'approchait de lui pour le saluer... Ce n'était plus le même, abimé par un cancer du pancréas, il avait du mal à parler mais ressentait du plaisir par ma visite pour retrouver sa voix.
Un dialogue de retrouvailles et bien des choses à se raconter comme souvent dans ces cas-là. Puis je lui demandai comment allait sa femme et il me répondit qu'elle se portait bien. Et moi de continuer...:"alors, toujours aussi jaloux...?"
À ce moment précis, ses yeux s'écarquillèrent et me lança un :" oh putain...! J'ai autre chose à penser que de savoir où se trouve son cul...!" J'arrêtai là et comment ne pas m'envoler dans mes pensées comme très souvent chez moi...?!
Je n'eus plus de nouvelles en espérant qu'il fut guéri...! Cependant, pour soigner La jalousie, il faut un choc encore plus fort, la santé attaquée, une menace totale et existentielle, la mort possible...!! Quel dommage...!! Nous sommes encore dans l'instinct de conservation, encore de l'égoïsme...!!! Nous n'en sortirons jamais...!!
Cependant, je suis heureux de ne pas être atteint par cette lourde pathologie et d'avoir toujours été capable de préférer la liberté plutôt que de subir mes manques, tant ou si peu nombreux fussent-ils, d'ailleurs...!
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