Les mots…?
Les mots sont des personnes, des êtres de sens à leur insu…
Les mots ne parlent pas, ne disent pas, ils sont… Des outils exclusifs aux
humains, des pinceaux pour toiles averties et peintres perdus, des actes signifiants mais ne
montrent pas du doigt. Ce même doigt qui n’est pas responsable de l’esprit qui
le fait se mouvoir… On leur donne une identité nommée orthographe ou plutôt
orthographie…Les mots sont autant cartouches que médicaments, il faut prendre
garde de ne pas les lancer tel des cailloux, ils ne reviendront plus… Ils sont
des graines pour cultivateurs de champs blancs ne connaissant pas la récolte
d’avance, la révolte qu’ils devanceront, la sérénité qu’ils déploieront. On les
sème et on les récolte avec la ponctuation.
Les mots commencent dans le rêve et se matérialisent en une
ligne évoquant des lettres puis des
unités lexicales puis des phrases puis des chapitres puis des livres puis un enfant qu’il
faudra savoir élever bien, une créature dominatrice, ça va loin, très loin,
trop loin… Nous aurons déjà disparus qu’ils nous survivront, il n’y a qu’eux,
d’un silence que, seul, l’univers peut comprendre et vivre….Chut !! Ils
viennent du vide….!!
Le vide… ? Oui… Le vide… ?!
Il est le maître absolu, il est celui qui contient tout, se
dilate à souhait, s’insinue à proportion d’espace, que l’on attrape pas… Il est
ce rien d’énergie suprême. Il nous regarde papillonner, nager, marcher en nous
permettant de le faire dans une atmosphère, un liquide, un solide. Il y a la
vie qui vole, la vie qui nage, la vie qui marche et galope et n’en remercient
pas pour autant ce vide qui n’exprime rien, et pourtant, il est au dessus des
choses leur permettant d’être. Il est esprit peut-être… ?
L’esprit…? Voyons-le… ?! Enfin, heuuu….?!
Il est là… question de degrés, d’amplitude, de visée, de
rien, de tout, d'un peut-être… Comment réaliser les choses sans l’esprit ?
Comment se réaliser sans lui ? Il nous fait construire des outils afin de
comprendre, de se comprendre… La « pensée » est une fleur, un
sexe… ! C’est infini, impalpable, un unitaire pluridimensionnel. La pensée
est quantique par nature car elle peut être là et ailleurs, là pour ailleurs.
La pensée porte en elle le pour et le contre dès l’instant même et pourtant
est une. Elle peut accompagner le chat
de Schrödinger tout en restant à sa place "félidéenne". L’esprit est un sourire, l’être de
l’acte, l’acte de créer l’être. On aimerait le vider mais comment, par où, par
quoi ? Pourquoi ? Pourquoi pas ? Il est libre de lui-même comme
de nous, un rien qui se définit là, un éthéré présent, les boules et les bandes
tout une… Je suis moi ou esprit ? Je tente le
coup : « moi… ?!! » Enfin, heu…. ?!
Esprit, vide, mots…. Tout se tient sans arrimage…. !!
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